Le prince, le pauvre et le voleur.

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Re: Le prince, le pauvre et le voleur.

Message par Albynn le Jeu 2 Juil - 23:11

8-Poussés par les sentiments.

Kaya révassait de plus en plus à son poste. Dans son coeur trottait un rève, le rève d'une vie parfaite. Elle aurait une belle peau blanche à force de ne plus travailler. Elle se ferait des amis qu'elle inviterait pour le thé. Son mari et elle dineraient en tête à tête chaque soir, avant de se coller l'un à l'autre sous des draps parfumés à l'odeur douce des plantes...
Elle se ferait manucurer et bichonner. Elle pourrait avoir des robes qui feront rougir son mari par sa mise en valeur. Ils iraient écouter ces pièces musicales que les riches regardent pour s'amuser. Ils iraient se promener en calèche, et elle pourrait apprendre à broder de beaux motifs sur les costume de son compagnon.
Prise dans sa rèverie, elle soupira. Elle mourrait d'impatience de rencontrer son admirateur mystérieux...


Lorenzo tournait en rond. Avec la chaleur, il n'arrivait pas à dormir et faisait les cents pas. Son rzgard tombait souvent sur le ciel parsemé d'étoiles.
Il se demandait ce que ça faisait d'aller librement sous ces cieux là. A quoi ressemblaient ces endroits, où poussent les banangrumes? Ont-ils le même ciel? Ont-ils le même sol? Brakmar, à quoi ça ressemble vraiment? De quoi vivent les habitants, que mangent-ils chaque jours?
Tant de questions sans réponses, puisque les récits de bataille ne parlent jamais de ces détails qui font la vie quotidienne.

-Si seulement je pouvais aller voir...

Aller voir par lui-même? Seul dans l'inconnu, sans assurance ni connaissance pratique? Un pur suicide. Au fond, le prince avait peur de quitter son nid douillet, peur de l'inconnu qu'il devait braver.
Et la peur cloue les meilleurs au sol.


Jolian avait surveillé les allées et venues au port. Le bateau de la marquise était le plus grand des navires, et c'est pour cette raison qu'il allait si loin. C'est pour ça que lui, allait entrer dedans par effraction.
Dans sa petite tête, il avait monté un plan de A à Z, observé chaque allée et venues, et savait à quelle heure les gardes se relaient, lui laissant la possibilité de fouiner à bord.
Et pourtant, ce n'était pas un objet de valeur qu'il recherchait...


Lorenzo cligna des yeux, et Albynn agitait des oreilles. la convocation urgente de Jolian les intriguaient.

-Tu veux quoi?
-Tu as très bien compris: je veux m'évader de cette ile pourrie, et je tiens à vous emmener.

Le jeune prince était abasourdit. Quitter cette île où il avait toujours vécu, et sauter dans l'inconnu à pied joint? Et s'ils ne pouvaient revenir? Et où aller? Et comment partir? Les croisières de plaisances n'existent pas, et seul les travailleurs ont un moyen de sortir...

-Ca fait deux semaines que le navire de la marquise est au port. Elle a presque fini ses achats, et va renvoyer le bateau au continent demain. C'est le moment où jamais d'y grimper clandestinement, et de mettre les voiles de cet endroit!

Lorenzo réfléchissait. Ce n'était pas une décision simple que de partir ainsi.

-Ca ne me semble pas très raisonnable...

Le voleurfît la moue, et se tourna d'un air dédaigneux.

-D'acc, si t'as envie de passer le restant de tes jours à rendre leurs tofu aux paysans et à causer à tes lèchesègodasse, libre à toi. Moi, je vais aller voir les champs verts des autres terres. Peut-être que je t'enverrais des fruits exotiques comme des trucs jaunes que tu avais ammenés, une fois riche.

-Hey, attend!

Lorenzo comprenait que c'était une chance à ne pas passer. Jolian était débrouillard et fort, et c'est son meilleur ami. S'il pouvait les faire sortir tout les deux, il ne pouvait pas passer à coté de l'occasion de voir le monde. Et en bonne compagnie, en plus!

-Bon, t'as raison, on marche tout les deux.
-Non, pas moi.

Jolian et Lorenzo se tournèrent brutalement. L'eniripsa venait de prendre une décision, par lui-même, contraire aux volontée de son maitre. Et, malgrè l'absurdité de la situation, il insistait.

-Je ne viendrais pas...
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Re: Le prince, le pauvre et le voleur.

Message par Albynn le Mar 21 Juil - 2:34

9-A l'aventure

Albynn ressentait un pincement au coeur. Au loin, dans son passé, il savait ce que cela signifiait: il était triste. Il pensait à Lorenzo et Jolian, cachés derrière les caisses, à attendre l'embarquement. Il comprenait bien qu'ils allaient lui manquer, et que c'était probablement le signe qu'ils avaient réussi: ils étaient amis.
Mais il avait fait un choix. Un choix de vie. Habillé de pied en cap, un bouquet de fleur en main, il ne voulait plus qu'une chose: vivre avec la jolie Kaya. Tout ses cadeaux avaient étés accepté, et il était temps qu'il se montre au grand jour. Il n'avait pas grand chose d'autre à offrir qu'une place avec lui au palais, mais il était certain qu'une jeune fille aussi douce n'hésiterait pas à quitter la rue si l'occasion s'en présente.

C'était jour de marché. Les garçons de courses courraient à droite à gauche. De belles dames venaient observer les étalages, tandis que de jeunes chapardeurs profitaient des robes évasées pour se cacher et voler. Un fruit par ci, un outil par là, une pièce ou un mouchoir brodé...
Peu importe, tout a une valeur.
Mais pour Albynn, sa valeur était là, dans le coin sombre de la ruelle, assise sur une poubelle. Son coeur réveillé battait la chamade, elle était tellement mignonne.
En ce moment, elle battait des pieds sur son trône de fer, mélodie rurale se mêlant au joyeux barouf des vendeurs. Albynn avait un noeud à l'estomac, mais il ne pouvait pas faire demi-tour maintenant.
Malgré les papillons dans son estomac, malgré la chaleur, malgré son envie de fuir, ses jambes le faisait avancer. Il se retrouva devant elle, caché derrière son bouquet. La rose des rues lui adressa un sourire à faire fondre la légendaire banquise de Frigost.

- C'est pour moi?

L'eni hocha vigoureusement la tête et lui tendit le bouquet. Comble pour un eni, les mots restaient bloqués dans sa gorge. Il resta là, sans un mot, pendant que Kaya observait son nouveau cadeau.

- Miss Kaya, je...

Il avait attiré sa curiosité et son regard, et bloqua à nouveau. Une image de Lorenzo, toujours prêt a foncer, le décida à faire de même.

- Je vous aime! Je vous aime depuis que je vous ai vue, peu m'importe d'où vous venez! Vous ne serez plus à la rue, je veillerais à ce qu'il ne vous arrive rien, je vous offrirais ce que vous voudrez ! Vous n’aurez plus besoin de rester dans cette rue sale et à voler, vous aurez de quoi vous habiller, vous…

Il manquait de mots, et la vie à deux se résumait presque ainsi pour lui. Une belle femme, heureuse, et des enfants. Pas très immaginatif. Pourtant, le bonheur peut parfois se résumer aussi simplement. La jeune fille sauta de son couvercle de fer et atterit dans ses bras. Le temps de la surprise passé, Albynn sentait son parfum, un mélange de fleur essayant de cacher l’odeur de la terre et des fumets de la nourriture de poubelle.

- Je te suivrais sur toute l’île pour venir jusqu’à ton château, mon chéri ! Allons-y de suite !
- Heum, c’est juste une chambre…

La jeune fille cligna des yeux.

- Hein ?
- Je n’ai pas de château, juste une chambre au palais.
- Un manoir, alors ?
- Non, non, juste une chambre que m’a offert le prince…
- J’capte qu’pouic. T’es pas noble ?
- Non, mais je suis servant au palais. Haaa !

Albynn venait de chuter au sol. Et pour cause, il venait de se faire violemment pousser, non pas par un protecteur, mais par Kaya. Celle-ci grimaçait en tirant la langue.

- J’veux pas m’tirer d’la rue pour m’chainer aux travaux forcés mon p’tit gars. Si j’me tire, c’pour vivre sans m’casser un ongle, sans mandier mon pain ni bosser. Alors t’gentil, mais va voir ailleurs.

Le concerné se releva, il avait l’impression d’avoir perdu son estomac en chemin. Kaya remonta sur son trone de fer d’un saut agile.

- J’utiliserais mon argent pour toi, je t’offrirais ce que tu veux !
- T’pêrche pas trop mon pote, t’aura jamais moyen d’m’offrir une vie d’noble. Maint’nant, tire-toi de là, j’ai des prétendants plus intéressant que toi.
- Mais Kaya !

La concernée siffla. Une nuée d’autre coursiers s’ammassèrent, lui bloquant la vue. Des chefs de rue qui lui promettaient de belles places à la rue. Albynn compris qu’il n’y avait rien à faire : la fille était superficielle, et ne voulait que se tourner les pouces pendant qu’on lui offre la vie. Peu lui importait que ce soit à la rue ou dans un château.
Et ça, il ne pouvait lui offrir : le palais ne prendrait jamais une domestique qui ne fait rien de la journée, et il ne pourrait effectivement jamais lui payer une vie inactive.
Il était donc seul, au palais, avec des domestiques plus agés, affairés. Il redevenait monsieur-tout-seul.
Une larme lui chatouilla la joue. Pourquoi maintenant ? Il vivait pourtant seul depuis sa naissance, même en étant au centre des gens. Alors, qu’est ce qui faisait si mal ?
La solitude fait mal une fois qu’on a eu des amis.
Le soleil n’était pas encore très haut dans le ciel. En courant, il aurait peut-être le temps de les rattraper ?
Ses vrais amis.


Le jeune prince pestait.

- Pousse toi, tu m’écrase !
- Andouille, si on dépasse, on sera débarqués illico !
- Bah tais-toi alors.
- Chhhht.

Jolian avait décidé que les caisses étaient trop collées pour se cacher derrière, et ils s’étaient installés dans un canot de sauvetage. Mais avec la bâche, ils étaient obligés de se coucher sur le bois, et mi-écrasés l’un sur l’autre. Et en plus, ils avaient chaud sous ce truc.

- Je maintiens qu’on aurait dû attendre la prochaine fois.
- Raconte pas d’stupiderie, richard. Tu s’ra collé en tant que nouveau roi vu qu’t’aurais eu dix-huit balais.
- Ouai… ouai.

Lorenzo n’aimait pas ce plan, ce duo était incomplet sans le troisième compère, mais ils n’avait pas vraiment le choix : s’il voulait se tirer de cette île, c’était maintenant, car après, il serait trop tard. Sans compter qu’il ne pourrait jamais s’aventurer seul dans l’inconnu, c’était bien mieux avec ce débrouillard de Jolian.
Le tintement de la cloche de départ ôta ses derniers espoirs à Lorenzo. Chacun réalisait son rêve, c’était surement mieux ainsi. Le grincement de la poulie de remontée des amarres accompagnait le cris des salbatroces. Le grand « flap » des voiles hissé entraina un roulis qui envoya les deux clandestins l’un contre l’autre alors que le capitaine hurlait les ordres à qui mieux-mieux.

- Rha, tu me ré-écrase, sale voleur !
- Parles pour toi, richard !

Le bateau fit une embardée sur une vague, séparant les deux. Prudemment, ils écartèrent la bâche de tissu, et regardèrent séloigner lentement les planches du port.

- On est partit, vieux frère.
- Ouai, on est partit…

Lorenzo souffla du nez, chassant ses idées nostalgiques et ses regrets avec l’idée du nouveau continent à découvrir. Il faisait ses aux dieux au petit port, à Ryfus, à ses draps douillets et à l’odeur de pain chaud le matin. A l’odeur de poisson du marché, et à ses escapades sous les interdictions de son père… Ainsi qu’à son pote l’eniripsa.
Il soupire plus fort, et se laissa retomber dans le fond de bois. Il avait une étrange douleur dans l’estomac, et regarder sa terre s’éloignait ne faisait que renforcer ce mal du pays naissant. Son meilleur ami tapotta insitemment sur son épaule.

- Lenz, Lenz. Faut que tu voies ça.

Connaissant son comparse, Lorenzo n’ignorait pas que ce dernier ne l’appelait que par son dinimutif qu’en cas de choses importante, aussi remonta-t-il le nez par-dessus le bois de la barque. Il n’eut pas vraiment besoin de se pencher pour voir, à la moitier de la coque, le port de débarquement et le chamboulement qui s’y passait.
Une tornade blanche, vive comme le vent, renversait les passants du marché. Ses pieds nus dévoraient la distance, chacun de ses pas tordant l’estomac du prince. Il se pencha en tendant le bras :

- Alb-…

Une grande main le baillonna et le tira à l’interieur.

- La ferme ! Il doit se débrouiller seul, on sera débarqué tout les trois si on se fait chopper ! Tu piges ?

Lorenzo aquiesca à contrecoeur. Il voulait que son compère le lâche. Il voulait voir l’eni monter et les rejoindre, à tout prix.
Hélas, Albynn arrivait seulement à la moitié du pont quand la poupe dépassait les dernières planches. Lorenzo se rongeait les ongles, alors que Jolian exprima ses inquiétudes à haute voix.

- Il va pas y arriver…
- Aller, Alb, aller…

Trois saut. Trois saut plus longs que la normale. Le temps ralentit et s’étira, chaque seconde semblait suspendre l’utime saut désespéré de l’eniripsa. Sa main tendue visait une corde d’amarrage, un lien de secours pour retrouver les siens. Lorenzo cessait presque de respirer alors que l’eni ressentait le chanvre sous ses doigts…
Et chuta en une fraction de seconde.
Lorenzo hurla, étouffé par une main et un bras qui l’empéchait de sauter à l’eau. Ses trippes savaient qu’il ne pourrait pas se sauver, lui et l’eni, contre les remous du sillage du navire. Ses genoux heurtèrent le sol en même temps que la première claque que lui donnait la vie.
Claque qui disparue lorsque, jaillissant dans un vrombrissement rapide, un éclair blanc fende les flots et s’accroche au nœud de corde suivant.
Lorenzo voyait, pour la première fois, les ailes de l’eniripsa en marche.
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Re: Le prince, le pauvre et le voleur.

Message par Lashet le Mar 21 Juil - 3:06

Oooh! C'es à la fois émouvant et triste! Le pauvre albynn qui se fait jeter et albynn qui les rejoind! ON VEUT LA SUITE C TRO COOL!
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Re: Le prince, le pauvre et le voleur.

Message par Albynn le Jeu 23 Juil - 10:51

Epilogue

Grognements. Bruissements.
La nuit, tout est gris. Le vent fait osciller les feuilles et les branches. Les feuilels craquent sous les déplacements. Une odeur suave attire les charognards.
Grognements. Bruissements.
Le buisson remue, ils sont entrés dedans et guettent leur instant. Le bon moment pour foncer et se servir. La faim pousse les bète à sortir au grand jour.
Grognements. Bruissements. Grognements.

- Rha, bon sang, Lenz, calme ton estomac!
- Mais on a pas bouffé depuis douze heures!
- On sait!

Tapis dans l'ombre, le trio regardait une lumière. Il y avait du tapage en ville et dans les bois, et les animaux s'étaient enfuis. Impossible de trouver un diner sur pattes. Affamés, ils avaient l'intention de voler la nourriture des campeurs en face. Quatre bonhommes, ce ne serait pas très dur. Jolian en était convaincu, et il avait élaboré un plan.
Albynn, courrant vite et de petite taille, irait voler à l'arrachée un des objets trainant au sol. Ce qui permettra de retirer un des gardes, lancé à sa poursuite. Ce sera ensuite à son tour de faire courir un autre garde. Et enfin, Lorenzo, renommé Lenz depuis leur accostage, irait se servir. Ils s'étaient donné un point de rendez-vous plus loin dans les bois, et comptaient bien satisfaire leurs estomacs affamés. Surtout celui de Lenz qui effrayait même le bétail de son grognement.

- Ils s'assoupissent. Prépare toi, Alb.

Le concerné hocha la tête. Il n'aimait pas voler, mais dans ce cas précis, c'est vrai qu'ils n'avaient plus trop de choix. La guerre avait fait fuir les animaux et le bétail alentour, et les animaux morts sur place étaient imprégnés de poudres à canoon. Immangeable.
Une tape dans le dos lui donna le signal. Approchant du camp, la première chose qu'il vit à portée était un sac d'où dépassait des saucisses de Bonta. Il se pencha pour le ramasser dans sa course, en même temps que leurs propriétaires tournèrent la tête à sa course indiscrète.
Puis il eu le souffle coupé, et ses pieds se dérobèrent sous lui. En deux pas de géant, le plus grand encapuché le ramassa par le col, sonné. Clignant des yeux, il pû voir la corde sous le sac, et le pieu dans le sol. Une protection contre le vol à la tire.
Le sombre personnage bloqua sa prise à la hanche, rendant l'eni incapable de se défendre en frappant des points sensible.

- Sortez de là, les enfants. Vous voulez pas récupérer votre copain?

Jolian pesta en silence. il aurait dû se douter que, sur le contient, les gens sont plus péparés au vol que chez eux.

- Ok Lenz, surtout panique pas, on va... Qu'est ce que tu fou!

D'un pas déterminé, son ami blond venait de traverser le buisson. Jolian courut le rejoindre, espérant pouvoir le retenir avant qu'il arrive à portée de l'épée affutée qu'il devinait sur le coté du géant.

- Rend nous notre ami, ou il t'en cuira!

Les trois hommes restés en arrière s'esclafèrent de rire. Un jeune voleur arrogant, mais avec tant de vocabulaire, ne se rencontrait pas chaque jours.

- Sinon quoi? Tu n'as même pas d'armes.
- Bien sûr que si!

L'inconnu lâcha son fardeau pour dégainer, apperçevant un dangereux éclat métalique dans un vague mouvement du blond. Deux bras tendus se croisèrent, le reflet du feu sur le métal créait de petites formes lumineuses au sol Le regard noisette du jeune voleur blond était empreint de détermination. Il ferait usage de son arme, quoi qu'il lui en coute, et son coeur n'avait pas de place pour la couardise. L'instant de surprise terminé, l'inconnu détailla l'arme de son ennemi.
Une montre d'argent. En plissant des yeux, il pouvait voir un sceau royal. Sous sa capuche, il plissa du nez.
La donne était changée.

Lenz avait toujours entendu son père dire que cette montre était sa meilleure arme. Il l'avait pris au mot, et ne s'en séparait jamais. Il l'avait emmené en partant, comme d'autre emmène une épée ou une dague. Mais ce qui lui procurait des frissons d'échine était le bras tenant l'épée. Musclée, et surtout, noire comme la nuit. A Ysmelonia, tout le monde était bronzé, mais Lenz se doutait que l'homme cachait d'horrible brûlures sous sa capuche.
Chose qu'il allait bientot constater alors qu'il rabattait sa capuche. Il sursauta de surprise en constatant que même son visage était tout noir, et qu'il avait deux excroissances sur le haut du crâne.
L'homme se tourna, les invitant vers le feu. Lenz vit alors des milliers d'aiguilles sur sa figure... Ou du moins, ce qui y ressemblait.

- Mon nom est Venremos. Dites moi, les enfants,
vous avez déjà pensés à la Révolution?
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