Concours n°4 : Au fil d'une discussion passionnée

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Concours n°4 : Au fil d'une discussion passionnée

Message par Birth le Mer 3 Aoû - 17:23

Quoi, poster un nouveau concours alors que le dernier vient tout juste de s'achever ? Et bien...oui. L'idée m'est venu d'un coup et je me dois de la noter avant de l'oublier dans un flot de pensées tumultueux. Je profite également de l'engouement des résultats pour espérer vous motiver sur cette nouvelle édition...bien particulière...


Pour les règles générales :

-Durée du concours : Vous avez jusqu'au dimanche 4 Septembre à minuit pour poster ici ce texte. Au besoin il pourra toujours y avoir un léger décalage de la date de fin mais je préférerais l'éviter, il n'interviendra que si vous êtes en phase de finalisation de votre texte.

-Taille du texte : Pas de minimum ni de maximum, ici la taille de texte est laissé à votre bon goût. Çà n'influera pas dans le texte final, je jugerais la maîtrise de votre texte avant sa longueur. Bien entendu un texte plus long est plus dur à maîtrisé mais bien plus marquant s'il est réussit.


Pour ce qui est des règles spécifiques :

-Le sujet est "Au fil d'une discussion passionnée", et je viens vous l'expliquer de suite. Vous allez devoir écrire une histoire...uniquement sous forme de dialogue. Vous ne pouvez pas m'écrire autre chose que des lignes d'un dialogue entre plusieurs personnages. Vous pouvez bien entendu marquer des actions particulières du style :

"J'vais te faire voir les étoiles ce soir, dit-elle en entamant une belle danse devant moi"

Mais ce sont là les seules action décrites en dehors des paroles des personnages que vous avez le droit de poser. Qui dit dialogue dit au minimum deux personnages, les monologues d'un personnage unique sont donc interdis. L'exercice est difficile, car il vous obligera à créer un échange passionnant, mais ça vous entraînera sur cet art bien ardu qu'est le dialogisme.

-Le temps et le narrateur : Vous êtes libre pour ça, ça peut être un dialogue venant du passé, du présent, pouvant arriver ou bien qui arrivera. Le narrateur peut-être l'un des personnages, auquel cas il y aura des "je" dans les actions et nous suivrons un point de vue précis, ou bien peut être externe pour nous dépeindre une scène se déroulant quelque part.

-Le défi qui pimente : Une nouvelle fois le défi qui pimente est une restriction d'univers, vous n'avez pas le droit à l'univers de Wakfu ou d'autres jeu. Soit votre univers est basé sur notre monde, soit il est inventé..dans les deux cas vous allez avoir comme défi de placer le contexte de votre histoire...dans les dialogues. Vous ne pourrez pas me dire "Quelque part à New York, dans un hangars abandonné, deux hommes se toisent arme à la main"...il faudra que tout ça passe dans les paroles d'un personnage à l'autre. Pour le reste vous êtes complètement libre d'imaginer la situation menant à ce dialogue.


Les critères de jugement :

Pour pas changer vous serez jugés sur trois critères

-La Forme : J'reste toujours aussi tolérant, mais la relecture reste recommandée toussa toussa !

-Le Fond : Pour pas changer, une bonne histoire c'est tout ce que je demande. Vous m'avez déjà pondus des trucs bien badass ! J'en demande encore ! Encore plus, je suis un camé, filés moi ma dose !!!

-Le Punch : Le Punch, c'est le répondant des personnages, comment s’enchaînent les paroles, comment fusent les répliques, comment un échange de mots donnent vie à des personnages ! C'est mon critère du ressentis, et c'est par exemple par ce critère que j'adule les dialogues de Tarantino ou d'Audiard. Punchez moi la face avec ces échanges, que ce soit beau !


Pour pas changer le concours est ouvert à tous, et j'attends de voir plein de textes ! Donnez moi du taf, malmenez moi au moment du choix, montrez moi ce que vous avez dans le bide ! Si vous avez des questions ou des demandes de précisions n'hésitez pas à me demander j'y répondrais !

Le gagnant...aura bien du mérite ! Nan il faut un petit quelque chose pour symboliser la victoire, comme d'hab' je vais chercher un petit quelque chose de sympa comme prix !

Ecrivez moi de jolies choses, soyez fiers, soyez grand, soyez beaux ! Que ce nouveau concours....débuuuuuuuuuuute !
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Re: Concours n°4 : Au fil d'une discussion passionnée

Message par Sophii le Sam 10 Sep - 21:40

At the Falling Edge

- J'y vais Maman ! Prévient Martine, en route pour la rentrée scolaire.
- D'accord, fais attention sur la route ma chérie, et passe une bonne rentrée des classes ! Répond sa mère lorsque Martine ferme la porte.
- Allez c'est parti… Murmure la collégienne à elle-même afin de s'encourager.
- Salut. Dit un garçon assis sur sur les marches devant sa porte qui fit sursauter Martine qui ne l'avait pas vu, même jamais vu.
- Euh… Salut… Dit-elle d'une façon presque inaudible pour le garçon, poursuivant par la suite son chemin d'un pas rapide, stressée par cette journée.

[Fin de la journée 1]

- Tu as déjà fini l'école toi ? Questionne la collégienne, surprise de retrouver le garçon de la matinée au même endroit que dans la matinée.
- Je n'y vais plus depuis un petit moment. Réplique le brun, haussant vaguement des épaules.
- Tu en as de la chance ! Mais dis-moi, que fais-tu de la journée ? Ajoute-t-elle, plutôt curieuse.
- Je ne bouge pas d'ici, en attendant que mes parents reviennent.
- Ils travaillent tard ? C'est triste ça. Murmure-t-elle avec une once de monotonie.
- Pas vraiment, non. Tu ferais mieux de rentrer, ta maman t'attends à l'intérieur et elle a fait des crêpes. Dit-il en plongeant son regard d'un bleu de glace intriguant.
- C'est vrai ?! Se réjouit-elle avant de réfléchir et d'ajouter, Mais… Comment tu sais ça ?
- Je suis un magicien. Sourit-il. Je te montrerai un tour de magie une autre fois si tu file maintenant.
- Oh, vraiment ? Bon et bien… À demain. Salue-t-elle, plutôt embarrassée.

- Chérie, j'ai fais des crêpes pour ce soir ! Mais tu en auras que si tu finis tes devoirs dans une heure ! S'écrie sa mère en entendant la porte qui claque, signalant l'arrivée de sa fille.
- Oh oui ! Merci Maman, t'es la meilleure ! S'exclame l'adolescente de joie, embrassant sa mère sur la joue, pour ensuite rejoindre sa chambre afin d'exécuter l'ordre de celle-ci.

[Lendemain matin]

- J'y vais, à ce soir ! Salue-t-elle en mâchant la fin de sa crêpe.
- À ce soir ma chérie ! Répond sa mère, avant que Martine ne ferme la porte derrière elle.
- Alors, ces crêpes ? Sourit le jeune voisin en voyant la collégienne sortir de chez elle.
- Gigantesque, avec du sirop d'érable en plus ! S'exclame Martine, un grand sourire sur les lèvres.
- Elle est gentille, ta maman. Dit-il dans un soupir.
- Elle est comment la tienne ? Demande-t-elle indiscrètement.
- Elle ne parle pas.
- Oh, pourquoi ?
- À cause de mon père, mais il est quelqu'un de gentil au fond. Marmonne-t-il comme s'il essayait de se convaincre lui-même de quelque chose, pensif.
- Hum... Si tu le dis… Bon je vais à l'école, on se voit ce soir le magicien ? Sourit-elle, le saluant en reprenant lentement son chemin.
- Bien entendu ! Je te montrerai un tour quand tu rentreras. Sourit-il en la saluant en retour.

[Fin de la journée 2]

- Alors, alors, alors, alors ? Crie-t-elle trop fort de joie, qui avait rejoint son voisin le magicien en courant, soufflant comme un bœuf et transpirant comme un porc.
- Hahaha, tu avais vraiment envie de le voir ce tour de magie dis donc. Si j'avais su que tu reviendrai aussi moche en courant ainsi, je ne t'aurais pas révéler ce secret.
- Hé ! Rit-elle, le jeune garçon rejoignant son rire.
- Bon alors, assis-toi. Dit le garçon une fois les rires calmés, en se levant face à Martine qui s'assied suite à sa demande.
- Tu peux changer des feuilles blanches en une colombe ? Brusque Martine, toute excitée par les tours de passe-passe.
- Non.
- Et tu sais sortir une banane sans peler la peau ? Ajoute-t-elle aussitôt.
- Non plus. Bon tu me laisses faire ou tu vas me harceler encore longtemps avec tes questions ? Ricane l'adolescent.
- Bon d'accord, d'accord. Mais fais vite ! Je ne veux pas que ma maman s'inquiète. Et j'aime pas aussi le suspens. Sourit-elle, avant de signaler d'un signe de main qu'il peut commencer.
- Bien, je ferais de mon mieux ! Commençons ! Il relève ses manches, pour démontrer qu'il n'use d'aucune tricherie, et fais apparaître d'un geste de main, un stylo, que Martine reconnaît puisque c'est le sien.
- Comment tu as fais ?! S'exclame-t-elle, choquée.
- Attends, c'est pas fini ! La toise-t-il en souriant, et en faisant disparaître le stylo d'un nouveau geste de main.
- Ouah… Applaudit-elle, éberluée.
- Et… Il glisse sa main derrière l'oreille de Martine qui ressent un frisson inquiétant à son contact, et fais apparaître le stylo comme si il avait toujours été derrière la tête de la collégienne.
- Incroyable ! Applaudit-elle plus fortement, ébahie. Encore ! Encore !
- Je pense que tu ferais mieux de rentrer, il se fait tard. Tu es une très bonne spectatrice, peut-être que demain, je t'en ferais un autre ! Sourit-il.
- Avec joie ! Merci pour cette soirée, à demain ! Et passe le bonsoir à tes parents de la part de vos voisines ! Sourit-elle avant de rentrer chez elle.
- Ouais bien sûr ! Dit-il, avant d'ajouter dans un murmure, une fois disparue de sa vision, Si ils reviennent un jour, oui…

[Le lendemain matin]

- Tu es en avance, Martine, tu peux ralentir la cadence. Déclare sa mère qui prépare tout juste le petit-déjeuner.
- Je sais, je sais ! Se presse Martine qui court dans la maison à la recherche de ses chaussures.
- Comment se passe l'école ?
- Super !
- Et comment va ton amoureux ? Sourit sa mère, amusée.
- Pardon ?! Répond Martine, prise au dépourvu, s'étouffant avec une gaufre dans la bouche.
- Je le savais ! Comment s'appelle-t-il ?
- Euh… En fait, je ne le sais même pas. J'irai lui poser la question tout à l'heure. Et ce n'est pas mon amoureux ! Bon, j'y vais Maman ! Termine-t-elle rapidement en lassant ses chaussures et en se précipitant dehors, ne laissant pas sa mère rajouter un mot.
- …
- Mais… Il est où ? Marmonne-t-elle en regardant les alentours. Hého, tu es où le magicien ?! S'écrie-t-elle dans la rue résonnante. Ne recevant aucune réponse, elle décide de marcher lentement jusqu'à l'école, espérant croiser son ami, plutôt anxieuse.

[Fin de la journée 3]

- Ben alors, tu étais où ce matin ? Je ne t'ai pas vu !
- Je t'ai manqué ? Sourit en coin l'adolescent.
- Je n'ai pas dit ça ! Et puis, qu'est-ce qui te fait croire que je t'aime bien ?!
- Oh, ce n'est pas le cas ?
- Et bien non ! S'agace Martine, détestant l'arrogance.
- Je vois… Murmure-t-il d'un air déçu, baissant la tête. Je ne te retiens pas, tu peux rentrer chez toi.
- Je n'ai pas besoin de ton accord pour ça ! Conclue-t-elle en claquant fortement la porte derrière, grimpant ensuite à toute allure les escaliers pour rejoindre sa chambre sans croiser sa mère.

[Le lendemain matin]

- Tu en tires une tête, il y a un problème ma puce ? Questionne la maman de Martine qui voit bien que celle-ci se sent mal.
- Non, non, tout va bien. Bon, j'y vais.
- Tu ne prends pas ton petit-déjeuner ?
- Non, je n'ai pas faim. À ce soir. Dit-elle fermement en sortant de chez elle.
- Salut. Dit le voisin avec politesse.
- …
- Pfff… Soupire-t-il tandis qu'elle trace son chemin en l'ignorant.

[Fin de la journée 4]

- Il était dur le contrôle de Mathématiques aujourd'hui ! Se plaint une camarade de Martine.
- Tu sais, c'était pas un vrai contrôle. Ils voulaient juste évaluer notre niveau pour voir quelles choses sont à revoir en début d'année avant de poursuivre sur le programme scolaire normal.
- Je sais, je sais… Donc ce soir, qu'est-ce qu'on travaille Martine ?
- Hum… Remarquant la présence de son voisin devant sa demeure, elle tente de l'ignorer.
- Salut « Martine ». Salue le voisin en la suivant du regard tandis que la camarade de la collégienne ne semble pas remarquer l'adolescent.
- Je pense qu'on va faire l'Histoire.
- D'accord ! Sourit sa camarade, la suivant dans la maison, fermant la porte derrière elle.

[Minuit]

- Martine !
- Mmh… Gémit-elle.
- Martine, réveille-toi ! S'égosille-t-il en lançant des cailloux contre les volets fermés de la chambre de son amie.
- Pfff… Se lamente-t-elle, ouvrant ses volets et tirant une moue blasée en reconnaissant l'adolescent. Qu'est-ce que tu me veux ? Il est minuit, et il y en a qui dorment. Alors, s'il te plaît, rentres chez toi.
- Attends ! J'ai quelque chose à te montrer ! Sourit-il.
- Fiche-moi la paix…
- Allez, viens ! Ce sera amusant ! J'ai un nouveau tour de passe-passe rien que pour toi !
- Tu me prends par les sentiments. Okay, je viens. Bouge pas. Cède-t-elle, s'habillant puis descendant les escaliers de sa maison avec prudence pour rejoindre le magicien dans la rue. Alors ?
- Alors, tu vas voir : Je vais... disparaître !
- Je ne te crois pas.
- Je t'assure que je sais le faire ! Tourne-moi le dos. Sourit-il comme un enfant fier.
- Okay… Soupire-t-elle en se retournant.
- Très bien. Je vais te toucher l'épaule, et là, seulement là, tu te retourneras, et je ne serai plus là. Ça marche ?
- Ça marche. Répond-t-elle en roulant des yeux.
- Bien. Et… Il prends une grande inspiration et lui touche l'épaule comme convenu. Maintenant !
- Huh ? Ça alors, tu as réussi ! S'exclame-t-elle, la mâchoire tombante par le choc.
- Oui. Sourit-il dans son dos, la faisant sursauter.
- Ouah ! Trop fort ! Sourit-elle.
- J'ai aussi réussi à te rendre le sourire ! Désolé d'avoir été un peu arrogant hier.
- Un peu ? Arque-t-elle un sourcil.
- Bon okay, plus qu'un peu. Mais qui aime bien, châtie bien non ? Sourit-il.
- C'est vrai... Bon, tu me permets ? J'ai cours demain et il est minuit passé. Bonne nuit à toi, Monsieur Le Magicien Arrogant ! En ouvrant la porte d'entrée pour retourner dormir chez elle.
- Bonne nuit à toi aussi, Martine L'amoureuse des Crêpes ! Rit-il.

[Le week-end]

- Maman, il y a un cirque qui s'est installé dans le centre-ville, je peux y aller avec un ami ? Sourit Martine en sautillant dans la cuisine où se trouvait la plupart du temps sa mère.
- Bien sûr. Mais tu ne m'as pas encore dit son nom à cet « ami ».
- Je ne l'ai pas encore demandé, mais je le ferai, aujourd'hui, c'est certain !
- D'accord, fais attention à toi ma chérie, et amuse-toi bien !
- Merci Maman ! Je t'adore ! S'exclame-t-elle en venant l'embrasser sur la joue avant de filer dehors.
- Tiens, salut ! Je ne m'attendais pas à ce que tu sortes le week-end !
- Ah oui ? Pourquoi donc ?
- Je ne sais pas, à toi de me dire ce que tu fais de ton temps libre.
- Je fais des crêpes ! Sourit-elle, riant par la suite.
- Et bien, c'est une réelle passion chez toi !
- Oh oui ! Rit-elle. Je voulais te proposer de m'accompagner au cirque qui s'est installé dans le centre-ville cette semaine. Tu n'as pas peur des clowns j'espère ?
- Bien sûr que non, je suis sans peur moi ! Affirme-t-il en bombant son torse tel un héros.
- Mais oui, bien sûr !
- Et toi, de quoi as-tu peur ?
- Des fantômes.
- Vraiment ? Interroge-t-il, relativement surpris.
- Oui, ils hantent et font des farces à faire froid dans le dos !
- Et si un jour tu te trouvais face à un fantôme ?
- Je me ferais pipi dessus !
- Hahaha ! Explose-t-il de rire.
- Hé, c'est pas gentil de se moquer ! S'offusque-t-elle.
- Je ne me moque pas le moins du monde, Martine.
- C'est cela. À propos, je ne connais toujours pas ton nom !
- Je m'appelle Martin.
- C'est vrai ?
- Non. Sourit-il.
- Ha-ha-ha, alors c'est quoi ?
- Jean-Bernard de Robert le Grand Magicien du Troisième du Nom !
- Très drôle. En vrai, c'est quoi ?
- Vincent.
- Tu te moques pas de moi cette fois ?
- Non, je te le jure sur la vie de Jean-Berna-
- C'est bon, c'est bon, j'ai compris. Le coupe-t-elle, amusée. Tu as le même prénom que mon ancien voisin.
- Ah oui ? Et il était aussi beau que moi ?
- Je n'en sais rien, je n'ai jamais pu le voir. Ni lui, ni sa famille. Je connais juste le nom de famille qui était sur la boîte aux lettres, et celui du fils.
- Oh la stalkeuse.
- C'est pas vrai !
- Je rigole, calme-toi. C'est dommage qu'il ne t'ai pas vu, tu es vraiment mignonne.
- C'est même pas vrai… Rougit-elle, flattée.
- Si, je t'assure.
- Gnagnagna. Revenons à nos moutons, mon cher Watson.
- Très bien Sherlock. Je vous écoute.
- Tu viens avec moi ou pas ?
- Désolé, je ne peux pas venir.
- Pourquoi ?! S'exprime-t-elle, visiblement déçue et surprise de cette réponse.
- Je ne peux pas, c'est tout.
- Mais… Bégaye-t-elle, incompréhensive.
- Ne m'attends pas, vas-y sans moi, c'est pas grave. Sourit-il afin de la rassurer.
- D'accord. Mais je veux t'acheter un truc dans la boutique du cirque. Que voudrais-tu ?
- Un ballon.
- De football ?
- Bien sûr que non, je ne suis pas ce genre de garçons ! Un ballon gonflable.
- Oh. Étrange demande, mais je la remplirai avec plaisir ! Allez, je file, je te raconterai en détails le spectacle !
- Surtout celui du magicien, hein ?
- Ouais, promis ! A tout à l'heure !
- A plus tard.

[Fin de la journée]

- Me revoilà, et j'ai un ballon rouge pour toi !
- Comment tu savais que c'était ma couleur préférée ? Se réjouit Vincent.
- Ça l'est ?
- Non. Sourit-il.
- Et c'est laquelle ta préférée alors ?
- Le orange. Quand à l'aube, le ciel et les nuages sont éclairés par le soleil levant. Sourit-il.
- C'est vrai que l'aube offre de belles couleurs. Sourit-elle en retour à son ami, et lui donne le ballon, ressentant à nouveau le même frisson qu'au première contact physique.
- Merci. Sourit-il avec sincérité.
- Vincent ?
- Oui ?
- Quel est ton plus grand rêve ?
- Me marier avec Scarlett Johnson.
- Pfff, n'importe quoi ! Ricane-t-elle. Et pour de vrai ?
- Et bien… Tu trouverais ça ridicule. Et puis c'est mon secret !
- Allez, dis-moi ce que c'est !
- Bon, d'accord, mais tu me dois un secret en retour !
- Marché conclu !
- Je rêverai de pouvoir voler. Mais ça c'est mon second rêve.
- Mais ce n'est pas du tout ridicule comme rêve, c'est même super ! Mais, c'est quoi le premier ?
- Je ne peux pas te le révéler. Bon à ton tour !
- Et bien moi, je rêverai d'être invisible !
- Ah oui ? Et pour quoi faire ? Sourit-il.
- Pour faire des blagues ! Sourit-elle malicieusement.
- Petite farceuse va. Tu serais comme un fantôme, tu sais ? Tu n'y a pas pensé, avoue.
- Ah oui, pas faux...
- Et crois-moi, ce n'est pas drôle d'être invisible.
- Pourquoi ça ?
- Tu t'ennuies tout seul au bout d'un moment, et tu pourrais même avoir peur…
- Tu aurais donc une peur ? Se moque-t-elle.
- Oui, la peur de la solitude.
- Pourtant je suis là, et il y a aussi ta famille !
- …
- Hé, j'ai dis quelque chose qu'il ne fallait pas ? S'inquiète-t-elle face à son silence, et à son regard soudainement détourné.
- …
- Vincent… ?
- Oui ? Répond-t-il, laissant quelques secondes entre chacune de ses réponses.
- Tout va bien ?
- …
- Qu'est-ce qu'il se passe ? Tu peux tout me dire, je suis ton amie. S'inquiète Martine, voulant poser une main sur son épaule alors qu'il recule légèrement.
- Mon amie… Sourit-il, une lueur de culpabilité apparaissant dans son regard bleu de glace. Je suis désolée, de ne pas avoir été honnête avec toi dès le début. Ajoute-il, murmurant d'une voix presque inaudible et tremblante, lui tournant le dos et serrant le fil accroché à son ballon près de sa poitrine.
- Vincent… Qu'est-ce que tu ne m'as pas dit qui soit grave ? Que tu ne t'appelais pas Vincent ? Ricane-t-elle avant de se ressaisir, voyant qu'il ne semble pas rigoler.
- Te souviens-tu m'avoir dit que tes anciens voisins avaient un fils dont le prénom était Vincent ?
- Oui, tout à fait. Mais, où veut-tu en venir ? Répond-t-elle, perdue et inquiète.
- La famille Foubert était composée d'une mère, femme muette, d'un père alcoolique, et d'un enfant…battu. Dit-il en se pinçant les lèvres, comme si il exprimait des mots tabous.
- Oh… Je n'étais pas au courant. Mais… Comment toi tu peux savoir tout ça, tu ne les as pas connu puisque tu es le fils de nos nouveaux voisins, non ?
- Non. Avoue-t-il avec difficulté.
- Alors… Qui es-tu… ? Murmure-t-elle, reculant de quelques pas, craintive.
- Je suis Vincent Foubert.
- Mais… Tes parents t'ont abandonnés ici ?! Pourquoi tu ne me l'a pas dit plus tôt ? Pourquoi tu restes ici, et pourquoi ne vas-tu pas avertir les autorités ? S'exclame-t-elle, choquée.
- Non. Je…
- Vincent, s'il te plaît, ne me dis pas que… Ça ne peut pas être possible, ça ne peut pas être vrai… Dit-elle dans un souffle, passant ses mains dans ses cheveux en s'asseyant, sous le choc.
- Et pourtant… Soupire-t-il avant de poursuivre. Je suis mort cet été, défenestré, car je ne supportais plus ce que nous faisait subir mon père, à ma mère incapable de se plaindre et à moi, obligé de rester sous silence, sous peine de... Déglutie-t-il sans finir sa phrase.
- …
- Martine… ?
- … Je ne peux pas y croire… Chuchote-t-elle, abasourdie.
- Je suis désolé, je… Si je t'avais rencontré plus tôt, je serais probablement encore en vie…
- Qu'est-ce que tu veux dire… ?
- Je suis littéralement tombé amoureux, Martine…

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Re: Concours n°4 : Au fil d'une discussion passionnée

Message par Birth le Lun 12 Sep - 5:42

Alors ma Soso, il est pas mal du tout ce texte !

Déjà c'est super bien écrit et ca faut le souligner, l'histoire est prenante et vraiment agréable à suivre. Tu as de nouveau fait du très bon taf...

Mais...car il y a un mais, il y a deux points qui me gênent un peu. On sent que tout ton texte est basé sur ma révélation finale, et c'est très bien pense. Mais on devine assez tôt la vérité. En soit ce n'est pas très grave, ca n'enlève rien à la qualitoé. Mais le deuxième défaut est assez problématique. La révélation ne prend pas son temps, elle s'emballe et le fait que se soit le garçon qui détails toute son histoire ainsi c'est dommage ! Par petites touches, en le faisant commencer par ses dures conditions de vies, avec l'évolution de la situation menant au moment où il avoue avoir commis l'irréparable...faisant comprendre au lecteur et à l'héroïne ce qu'il est...ça aurait eut plus d'impact !

Mais à part ca tes deux personnages sont très bien écrits et on les sent vivant par leur dialogue. Un grand bravo à toi donc !

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Re: Concours n°4 : Au fil d'une discussion passionnée

Message par Sophii le Lun 12 Sep - 17:03

Merci ! :3 J'avais voulu arrêter net l'histoire là, par peur que le texte soit TROP long ^^ Je peux peut-être l'améliorer mais j'ai d'autres écrits à côté que je favorise. M'enfin, merci, je pensais que le texte serait trop basique et peu intéressant du coup j'ai voulu accélérer les choses ! Mais au moins, je peux me dire que j'ai réussi le défi de faire un texte tout en dialogue ! Very Happy *Yeay /o*

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Re: Concours n°4 : Au fil d'une discussion passionnée

Message par Nael le Mer 25 Jan - 18:15

- Raconte. C'est quoi ton problème ?
- Mon problème ? Ortie releva les yeux vers son frère, Cendre.
- Ça fait deux heures que t'es assis là à glander. T'es même pas allé jouer avec Anouche. D'habitude, quand tu viens dans l'enclos des cerfs, c'est pour la voir.
- Je réfléchissais.
- C'est à cause du guide, c'est ça ?
- A cause du guide ?
- Je sais que tu désapprouves une grande majorité de ce qu'il dit. Je sais aussi que tu es plus sensible que lui par rapport aux esprits, et que Flèche l'était encore plus que toi, et que c'est pour ça qu'elle est partie à Linceul et qu'elle a quitté le clan...
- Parle pas de Flèche, coupa sèchement Ortie avant de se murer dans le silence plusieurs minutes.
- Excuse-moi, fit doucement l'archer après un instant, s'asseyant à coté de son petit frère. C'est vrai que vous étiez copains comme cochons.
- C'est pas ça. Enfin, pas totalement. Et puis, que je sache, si tu viens me voir si tôt dans la journée, c'est que tu as quelque chose qui te perturbe aussi, non ?
- Non, moi ça va.
- Quand tu ments, tu retrousses le nez, tu sais.
- C'est bon, t'as gagné, soupira Cendre.
- A propos du guide, a sourit Ortie en voyant son frère écarquiller les yeux de surprise. Tu prends vraiment ton cas pour une généralité.
- Tu m'énerves quand tu fais ça, tu sais. Oui, c'est lui mon problème.
- Si c'est à propos d'interdire la chasse dans le bois un peu plus loin, il a raison... Beaucoup de sales bêtes par là-bas.
- Non, c'est pas ça... Mais il dirige tout le monde à la baguette, et il ne nous laisse même pas donner notre avis ! Tu vois mon arc, là ?
- Il est... Il l'a brûlé ou c'est toi ?
- Moi ? T'es malade mon pauvre, c'est un cadeau de papa. Bien sûr que c'est lui. Il l'a brûlé parce que je me suis énervé !
- Cendre...
- Mais tu te rends compte ? Il sait que je peux être discret ! Il refuse juste de me faire confiance ! Je lui ai proposé d'aller nous débarasser des monstres du bois, et il a brûlé mon arc ! On aurait pu rester ici plus longtemps avant la migration, comme ça !
- Euh, tu sais...
- Mais non, messire ne veut pas m'écouter, alors que lui n'a jamais été chasseur.  
- Cendre.
- Parce que messire fait de la magie, bien entendu. Messire est notre sauveur, celui qui détruit les monstres, celui qui apaise les esprits, celui qui décide de la pluie et du beau temps, qui me prive de mon petit frère pour la chasse parce qu'il est plus doué que moi pour faire des étincelles ! Et c'est pour ça qu'il est dispensé de m'écouter, alors que...
- CENDRE !
- Doucement, je suis à côté, fit l'intéressé après quelques secondes de perplexité devant son frère qui n'haussait jamais le ton.
- Le guide n'a jamais pu faire de flammes. La chaleur, il sait, mais jamais les flammes.
- Pardon ?
- Ton arc, c'est toi qui l'a brûlé. C'est ta magie qui s'est réveillée. Pas la sienne.

(Oui ça sert à rien parce que c'est fini et que c'est probablement peu intéressant sans contexte mais je l'ai retrouvé donc bon °3°)
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Nael
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