Concours n°3 : Quand la musique est bonne...

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Concours n°3 : Quand la musique est bonne...

Message par Birth le Dim 3 Juil - 11:37

Vous le vouliez ? Vous l'attendiez ? Et bien le voici enfin. Après une deuxième édition plus longue mais n'ayant offerte que peu de textes, me voici de retour avec le concours d'écriture. J'espère vous voir nombreux à tenter l'aventure, surtout que cette fois-ci le sujet se veut plus simple et peut-être moins long. Mais trêve de bavardage, voici le sujet !



Pour les règles générales :

-Durée du concours : Vous avez jusqu'au dimanche 31 juillet à minuit pour poster ici ce texte. Cette fois-ci il n'y aura pas de délai supplémentaire, le concours se clôturera à la date indiquée. Je ne me fais pas de soucis, je pense que vous avez le temps nécessaire à l'élaboration d'un bon texte !

-Taille du texte : Pas de minimum, je pense que vous commencez à comprendre que j'aime les textes avec un minimum de développement (fieffé coquin que je suis), et pas vraiment de maximum non plus. Néanmoins évitez les textes vraiment trop longs (genre 10 000 mots) car le sujet peut ne pas très bien s'y prêter.


Pour ce qui est des règles spécifiques :

-Le sujet est "Quand la musique est bonne", et il va falloir que je l'explique un peu. Vous allez devoir choisir une musique (Ca peut être un thème sans parole ou une chanson) et écrire une histoire y collant au mieux. Il faut que le rythme de votre texte suive le rythme de la musique, et que l'histoire que vous racontiez puisse être résumée par les paroles de la chanson. Ainsi, la musique fera office de résumé oral de votre nouvelle, et il suffira de l'écouter pur voir se projeter les scènes marquantes du texte.

-Le temps et le narrateur : Là aussi vous êtes libres, puisque ça dépendra en grande partie de la musique que vous aurez choisis. Ca peut-être de la première personne, du point de vue omniscient...éclatez-vous !

-Le défi qui pimente : Cette fois-ci le défi qui pimente sera une restriction d'univers. Je vous demande de réaliser votre nouvelle sur l'univers de Wakfu (et uniquement celui-ci, après mures réflexions c'est ce qui me parait le plus juste). J'aurais ainsi une meilleure vision au moment d'écouter la musique que vous aurez choisis.


Les critères de jugement :

Pour pas changer vous serez jugés sur trois critères (Saaaaaainte triniiiiiiitééééééé !)

-La Forme : J'reste toujours aussi tolérant, mais la relecture reste recommandée !

-Le Fond : Pour pas changer, une bonne histoire c'est tout ce que je demande. Vous m'avez déjà pondus des trucs bien badass ! J'en demande encore !

-Le Feel : Le Feel, c'est ce que je vais ressentir une fois votre nouvelle finie lorsque j'écouterais votre musique. C'est ce frisson qui m'a parcourut lorsque j'ai écouté le cover de Wake me Up de 2Cellos, et que j'ai vu Lenz courir sur un toit après un Liberty fumant. Il y a rien de plus subjectif, pour cela que je chercherais une fois encore un jury compagnon pour m'aider. Un bon texte suivant bien sa musique, ça collera du Feel à coup sur !


Le concours est ouvert à tous, et j'attends vos participations avec grande hâte ! Ca va me laisser le temps de me constituer un bon jury et de me préparer à ce que vous allez me préparer...

Et bien entendu...il faut un prix pour le gagnant ! Cette fois-ci j'essaierais d'investir un peu pour proposer un petit truc sympa, wait and see !

Vous avez désormais tout en main pour vous lancer...alors je déclare ce concours officiellement...OUVEEEEEEEEEEEEEEEERT !
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Re: Concours n°3 : Quand la musique est bonne...

Message par Bluefox82 le Jeu 7 Juil - 19:59

The Phoenix


https://www.youtube.com/watch?v=yKOlBZJ7Izs

L'orage grondait férocement, ses éclairs pourfendant la voûte céleste de manière effrénée. Entre quelques coups de tonnerre, une voix se faisait entendre:
(Intro musicale)

"Dégaine ton arme!"
Put on your war paint!

Aussitôt elle fût étouffée par de nouveaux coups. Cette fois-ci, non pas le tonnerre, mais un bombardement sur l'ensemble de la ville.
(musique)
La guerre faisait rage depuis maintenant des heures, les fumées s'échappant des maisons rendaient le ciel encore
You are a brick tied to me that's dragging me down
plus noir et menaçant que ce qu'il était déjà. Au milieu de ce chaos innommable, entremêlé des cris des civils,
Strike au match and I'll burn you to the ground
Deux hommes se tenaient face à face, le plus grand et le plus menaçant portait une expression de colère déformant
We are the Jack-O-Lanterns in July, setting fire to the sky
ses traits, l'épée à la main, et prêt à en découdre. Il répéta:
Here it comes, this rising tide!                              So come on!

"Dégaine ta putain d'arme!!!"
Put on your war paint!

L'autre, bien qu'il avait le cœur meurtri, rechignant à l'idée de se battre contre lui, n'avait pas le choix. Il releva la tête, déterminé, dégainant une dague alors que le tonnerre décida de se calmer, comme pour lui permettre de prendre la parole, avant de passer par les armes:
Cross walks and crossed hearts
And hope-to-dies
Silver clouds with grey lining.


"Après tout ce qu'il s'est passé, on est vraiment obligés d'en arriver là?

So we can take the world back from a heart attack?

-C'est le destin, tu ne peux plus revenir en arrière..
One maniac at a time, we will take it back...

-Et bien soit, je me battrai alors jusqu'à la mort...et je te ferai enfin ouvrir les yeux. Tu comprendras que ça n'en valait pas la peine!"
You know time crawls on when you're waiting for the song to start
So dance alone to the beat of your HEART!


Leurs lames s'entrechoquèrent avec violence et rage, et le combat s'engagea dans une danse endiablée et

Hey, Young blood! Doesn't it feel
meurtrière. Au milieu de ce véritable enfer, le temps semblait compter pour eux.
Like our time is running out?
Mais il était rongé par le remord, il ne voulait pas avoir encore plus de sang sur les mains.
I'm gonna change you, like a REMIX
Et l'autre était rongé par la haine, d'avoir été une personne aussi abjecte durant toute sa vie.
Then I'll raise you, like a PHOENIX!
Ils continuèrent en redoublant d'effort, leurs assauts se faisant de plus en plus vifs et précis
Wearing our vintage misery
Ils se blessèrent mutuellement au moment où leur garde était la moins vaillante, et leur corps le plus exposé.
No, I think it looked a little better on me!
L'un voulait lui faire comprendre qu'il préférait mourir en ce jour par sa lame.
I'm gonna change you, like a REMIX
L'autre voulait lui montrer qu'il y avait toujours le moyen de se racheter.
Then I'll raise you, like a PHOENIX!
(reprise musicale)

Ils reculaient en poussant un grognement de douleur, les bombardements avaient déjà rasé une grande partie de la ville, et si ça continuait ça allait s'étendre à toute la nation, l'ennemi ayant une avance considérable sur les forces armées.
Bring home the boys and scrap scrap metal the tanks,
Get hitched, make a career out of robbing banks

Face à cette déchéance, et voulant s'enfermer dans une rage incontrôlable, le premier revêtit un visage factice aux yeux de démons, et il clama dans ses derniers moments de conscience.
Because the world is just a teller and we are wearing black mask,
"You broke our spirit", says the note we pass!


"Maintenant finit de jouer, je vais tout donner alors fais de même...
So we can take the world back from a heart attack?

-Non! Ne fais pas ça! On peut toujours arrêter cette mascarade!
One maniac at a time, we will take it back...

-Ne me lance pas d'ordres alors que tu ne me connais pas! Je suis un monstre et je n'ai aucune pitié, alors traite moi comme tel!"
You know our time crawls on when you're waiting for the song to start
So dance alone to the beat of your HEART!


Des chaînes aux bords tranchant partaient de lui, venant s'agripper à l'autre, bien déterminé à le réduire au silence.
Hey, young blood! Doesn't it feel
Il s'élança pour le frapper de son épée, et fit mouche, le transperçant de part en part.
Like our time is running out?
Ce dernier cracha du sang, poussant un cri de douleur, et s'arquant en avant
I'm gonna change you, like a REMIX
Mais il n'avait pas dit son dernier mot, une douce lumière vint submerger son corps
Then I'll raise you, like a PHOENIX!
Il prit cette lame si profondément ancrée dans sa chair avec sa main, et s'en extirpa d'un bond sec en arrière.
Wearing our vintage misery
Il frappa violemment le bretteur au visage, le coup étant d'une puissance phénoménale.
No, I think it looked a little better on me!
Et ce dernier s'écrasa bruyamment contre un mur, un craquement sinistre venant de ses os.
I'm gonna change you, like a REMIX
Restant dès lors assit, inerte, alors que la folie qui voilait son regard éclata comme de la porcelaine.
Then I'll raise you, like a PHOENIX!

Ils gisaient tous les deux au sol, mal en point. Le vent soufflait fort, telle la plus formidable des tempêtes. Et alors que la guerre continuait de faire rage, les souvenirs remontaient à la surface...

(Interlude)          Put on your war paint!

Leur enfance si différente, époque où ils étaient candides...leur corps toujours au sol...

The war is won, before it's begun                                Release the doves, surrender love!

Leurs choix et leurs convictions...enfin ils s'appuyaient sur leur mains pour se relever....
The war is won, before it's begun                                Release the doves, surrender love!

Leur amour, havre de leur cœur...maintenant ils se tenaient à nouveau debout....
The war is won, before it's begun                                Release the doves, surrender love!
[Raise the white flag! Raise the white flag!
Et cette ville, dont tous les habitants avaient foi en eux pour arrêter le massacre....ils se regardaient, de nouveau prêts à croiser le fer...
The war is won, before it's begun                                Release the doves, surrender love!
[Raise the white flag! Raise the white flag!

Et s'élancèrent dans un puissant cri guerrier....
HEEEEEEEEY

Une nouvelle passe d'arme s'engagea, qui ne pouvait en aucun cas être comparée aux précédentes
Young blood! Doesn't it feel
Plus féroces, ils s'affrontèrent avec frénésie, bien décidés à en finir une bonne fois pour toutes.
Like our time is running out?
Puisqu'ils ne peuvent changer, puisqu'il sont à un point de non retour
I'm gonna change you, like a REMIX
L'un d'entre eux rendra son dernier souffle à la fin de ce tragique combat.
Then I'll raise you, like a PHOENIX!
La fatigue sembla les gagner, la douleur sembla les submerger
Wearing our vintage misery
Et pourtant ils poursuivirent cet échange avec encore plus de férocité
No, I think it looked a little better on me!
Puisque le destin en a décidé de la sorte, le temps n'est définitivement plus à la parole
I'm gonna change you, like a REMIX
Il laisse place au sang et aux larmes, seules choses qu'eux deux peuvent voir.
Then I'll raise you, like a PHOENIX!

Et en chaque coup, les secondes semblaient se rallonger
Hey, young blood!                 Doesn't it feel
Ils se regardaient, à la fois perdus et désolés
Like our time is running out?
Ils creusèrent un dernier écart, permettant une dernière charge
I'm gonna change you, like a REMIX
Tout en sachant qu'il y en aurait un qui serait victime de cette rage
Then I'll raise you, like a PHOENIX!

L'orage gronda férocement, ses éclairs marquant leur course effrénée.
Et entre quelques coups de tonnerre, l'un des deux fut mortellement transpercé.

(outro musicale)
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Re: Concours n°3 : Quand la musique est bonne...

Message par Sophii le Jeu 7 Juil - 20:32

Harkane : C'est vraiment bien écrit, et la chanson colle bien, surtout que tu as placé les paroles entre les lignes de ton texte et c'est plutôt cool Wink
Seul problème que je pourrais te reprocher : Je ne vois pas ce qui pourrait raccrocher ton texte à l'Univers de Wakfu. A moins que tu es une idée précise dans ta tête, mais nous on n'est pas dans ta tête et on sait pas vraiment, du moins moi, je sais pas vraiment le lien avec l'univers de Wakfu. Si tu peux, j'aimerais bien que tu m'éclaires un peu Smile
Sinon, rien à redire, j'ai juste hâte de voir ce qu'ont fait les autres :3
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Re: Concours n°3 : Quand la musique est bonne...

Message par Bluefox82 le Jeu 7 Juil - 21:01

Je sais pas si je suis autorisé à répondre ici, auquel cas j'effacerai ce message ^^
Il s'agit d'un combat entre Sanger Rozencross et Harkane Nora. Suite à certains évènements, ils ont été amenés à bosser ensemble, bien qu'ils viennent d'horizons et de guildes différentes.
Harkane est dans Get Free, et est donc révolutionnaire.
Sanger est un zobal faisant parti d'une organisation nommée "Aura Eiben", qui est à la fois inter-gouvernementale et anti-gouvernementale.
En gros, elle favorise les échanges entre les nations, avant de les "détruire" de l'intérieur.
Selon une histoire que j'avais en tête, j'avais imaginé le fait qu'Harkane ait quitté Get Free pour rejoindre Aura Eiben.
S'étant rendu compte un bon moment après de ce qu'il en était, il a décidé d'aller contre l'organisation ainsi que celui qui en est à sa solde. Sanger de son côté à ouvert les yeux et a aussi remarqué qu'en fait il bossait depuis des années pour des types aux motivations obscures et destructrices.
Survient une guerre qui se passe dans une nation, qu'ils voulaient tout les deux défendre: Sanger se dit qu'il doit jouer son rôle jusqu'au bout, se considérant comme un monstre, rien d'autre. Il défi Harkane en duel, alors que ce dernier, qui ne veut plus tuer personne, semble pas vraiment chaud.
Mais vu que la situation est désespérée, et qu'il ne peut pas faire machine arrière, ils s'affrontent.
M'voilà pour les précisions, en espérant que ça permet d'y voir plus clair (et je précise, je fais pas ça pour gratter des points. De toute manière, je pense que ça ne servira pas à grand chose)
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Re: Concours n°3 : Quand la musique est bonne...

Message par Sophii le Jeu 7 Juil - 21:17

Ah d'accord ! Merci de m'avoir éclairé, je comprends mieux Very Happy L'idée du contexte est vraiment sympa, quoique un peu bizarre du fait qu'ils ne cherchent pas à s'allier pour sauver la nation plutôt que de s'entretuer (enfin, on peut sortir l'excuse d'une folie chez Sanger), mais j'aime beaucoup en soi ! Very Happy

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Re: Concours n°3 : Quand la musique est bonne...

Message par Ihephe le Ven 15 Juil - 13:16

Voici ma participation, le titre de la musique est cliquable, il vous enverra directement sur Youtube Very Happy
Bonne lecture !

Jim Croce - Time In A Bottle

Intro musical
L'homme circulait aux travers des allées,
If I could save time in a bottle
The first thing that I'd like to do
Son regard allant et venant à la recherche d'une chose,
Is to save every day
Till Eternity passes away
Il la trouva, tout au fond  à l'ombre d'un cerisier,
Just to spend them with you
If I could make days last forever
Doucement il commença son rituel,
If words could make wishes come true
I'd save every day like a treasure and then
S'agenouillant,
Again, I would spend them with you
But there never seems to be enough time

Il arracha les mauvaises herbes, retira le lièrre grimpant le long de la pierre,

To do the things you want to do
Once you find them

Avec précaution il ôta les fleurs fanées et les feuilles déséchées du rosier qui poussait à son pied,

I've looked around enough to know
That you're the one I want to go
Through time with
Satisfait, il s'assit, et contempla de longues minutes la vision s'offrant à lui

If I had a box just for wishes
And dreams that had never come true
De sa besace, il sortit deux coupes et une bouteille,
The box would be empty
Except for the memory
Of how they were answered by you

Il remplit les deux verres, pris le sien et déposa l'autre devant le rosier

But there never seems to be enough time

Il savoura son verre tout en fixant l'objet situé derrière le rosier,
To do the things you want to do
Il sourit tendrement, devant la douceur des souvenirs lui revenant,
Once you find them

Il resta ainsi de longues minutes, puis des heures, jusqu'à ce que le soleil qui était haut dans le ciel à son arrivé soit désormais mourant à l'horizon,
I've looked around enough to know

Il se releva et arrosa le pied du rosier du contenu du second verre,
That you're the one I want to go
Through time with  
Il fixa la pierre, et prononça une phrase avant de se retourner et de s'en aller
Outro musicale
« Joyeux Anniversaire Mélody »
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Re: Concours n°3 : Quand la musique est bonne...

Message par Sophii le Mar 26 Juil - 19:41

https://www.youtube.com/watch?v=BXhIT4MpRis

Massue


Je ne suis jamais tombée si bas. Quelle honte pour une Shushu ténébreuse aussi puissante et redoutable que moi.
Je me retrouve emprisonnée entre ces murs de verre qui de nature sont admirables par leur beauté illusionniste, complètement mise à nue et pathétique.
Je suis fléchie telle une poupée de porcelaine désarticulée, perdue dans ses fils emmêlés.
J'utilise la force qui me reste pour tenter de m'évader de ce funèbre bagne. En vain.
Tout mon être s'est brisé, laissant perler une chute d'eau plus dévastatrice que celles d'Ogrest.

Ces rires narquois, ces regards haineux et ces cris vainqueurs nuisent à mon ego autrefois intouchable.
Réduire mon existence de terreur à un simple joyau enjôleur et inoffensif les réjouissent tous, car je suis désormais un monstre maîtrisable.
Un monstre de sang-froid qui se retrouve maintenant vulnérable et ridicule, tel un lion en cage.

Pourquoi moi ? Pourquoi me faire souffrir après tout ce que j'ai fait pour toi, toi qui savait quelle était ma plus grande faiblesse : l'amour, la confiance et l'admiration que je te portais.
Je t'en supplie : Libère-moi et pardonne mes péchés d'un chaste baiser.
Laisse-moi revenir auprès de toi, mon seigneur. Laisse-moi une seconde chance !
Sauf que… Tu ne m'as jamais donné une quelconque chance d'être plus qu'une arme meurtrière à tes côtés.
Ne m'as-tu donc jamais remarqué ? Si, bien sûr que si. Mais pas comme je l'aurais voulu.

Que pourrais-je faire pour te changer d'avis ?
Rien.

Peut-être étais-je trop aveuglée par ta voix frissonnante, tes mains brûlantes et tâchées par le sang, et ton regard transperçant. Peut-être que mon nom me décris plus que je ne pouvais l'imaginer.


Ombrage.


Celle qui vit dans l'ombre, celle qui est corrompue par le désir et l'amour, celle qui finit par chuter comme le Monde Des Douze le sera bientôt.
Celle qui s'est fait lamentablement manipulée à cause de la faiblesse d'un cœur semblable à ceux de ces répugnants humains, qui ne méritent que la mort.
J'ai heurté un mur de briques, et suis dorénavant déboussolée par la triste réalité. Je pensais que je serai blessée, que tes derniers mots me rendraient folle. Je pensais que je mourrais sur ce sol inondé de larmes, étendue et froide, seule et démente : Que le règne de l'effroyable Ombrage ne ferait parti que du passé après cela.

Mais j'ai compris une chose, une seule chose qui m'a aidé à remonter la pente : Que je ne pouvais pas tomber plus bas.
Alors pourquoi se priver de jouer ? Tu l'as bien fait toi, vil titan.

Même emprisonnée, ils n'ont pas inclus que je restais toutefois dangereuse. Ils pensaient s'être débarrassés de moi. Mais il faut croire qu'ils n'ont jamais appris qu'il ne fallait pas crier victoire trop rapidement.
Ainsi, grâce à leur naïveté et à ma fourberie, je les ai tous anéantis. J'ai fait chuter ces murs railleurs.


Ils ne sont que des briques dont je suis la massue.


Oui, j'ai détruit ce mur qui me sépare de ma liberté. J'ai prié pour m'en sortir. J'ai espéré que tu viennes me sauver, ô toi, mon seul et unique grand amour : pour qui j'ai tué et éradiqué des races entières, pour qui je serais capable d'assassiner tous mes congénères, pour qui je serais même capable de détrôner les Dieux. Tout cela afin de te prouver la sincérité de mes sentiments.
Mais, tu n'en aurais rien à faire.

Je me relève des cendres maintenant, « Improbable » s’exclameraient les plus grands, avec comme unique volonté de survie : ta mort.
Je vais commencer par ces faibles d'humains, et t'atteindrai pour t'arracher le cœur de mes propres griffes. Je garderai la surprise de ce que je compte te faire endurer, et lorsque le moment viendra, tu comprendra ce qu'est
la douleur.
Seulement, as-tu au moins un cœur ? J'en doute fortement.


Mais peu importe le temps que cela me prendra, et la manière que j'emploierai, mais je promet de t'anéantir.



Nous pensions tous les deux que je n'avais aucun moyen de survivre sans toi. Mais j'ai vite compris que je ne devais être dépendante de rien ni personne.
Croyais-tu que mes larmes étaient une preuve de faiblesse de plus ? Tu avais tout faux. J'ai bien eu le temps d'y réfléchir durant ma réclusion :


Les apparences sont trompeuses, et tu n'as pas su voir que mes larmes cachaient une force grandissante qui naissait dans la trahison et la haine qui se développait en moi.


Tu as été encore plus aveuglé que moi, toi mon créateur vantard.
Tu ne sais pas à qui tu as affaire, toi qui m'a sous-estimé. Tu aurais dû croire en moi, tu aurais dû m'aimer. Tout aurait été plus simple… Mais tu en as décidé autrement.


C'est dommage. Pour toi.


Tu as crée un monstre, une poupée de verre capable de se libérer de ton emprise maléfique et de briser tous les murs de briques sur son passage par la force d'un marteau de haine.



Le temps de
la Libération du Démon des Charmes
est venu.
J'ai finalement rassemblé mes forces renouvelées pour me reconstruire, et me voilà debout et seule face aux Dieux, face au monde, face aux miens, pour te détruire, toi le Roi des Démons.

Ne m'en veux pas, chéri :

Je ne fais que rendre la monnaie de ta pièce.
Maintenant, c'est à mon tour de jouer.




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Re: Concours n°3 : Quand la musique est bonne...

Message par Nael le Mer 27 Juil - 15:18

On recommence

Lynda Lemay - C'est comme ça

Il revoyait sa maison d'enfance. Une petite bicoque de la Dune Kane, avec une entrée dont les murs étaient bariolés de gribouillis enfantins. La cuisine, avec des feuilles de menthe suspendues au plafond pour sécher, des dessins de poissons et de quelques marins heureux. Un petit escalier en colimaçon, avec sa chambre, où trônait une table inclinée, des instruments de gravure, des plaques de cuivre, des livres de géographie et des images de sujets aussi divers que variés. A côté, sur le palier, la salle de bains, et en face, une chambre qui avait été vide depuis trois ans, et qu'il n'osait pas déranger, pour peu que la mort ne soit qu'une farce et que la porte ne s'ouvre d'un grand claquement à faire trembler les murs, suivit d'un « coucou » tonitruant.

Il se souvenait de tous les dîners dehors, lorsque le temps le permettait, et que son père installait la table en métal dans le jardin, avant de faire griller des saucisses, pichons, tofus et cuisses de bouftous avec des cawottes et des fayots. A chaque fois, l'odeur finissait par attirer les volatiles, et durant la moitié du dîner, le père et le fils se retrouvaient à gesticuler en criant pour éloigner quelques Salbatroces trop téméraires. Quelquefois la soirée se finissait dans la barque, une canne à pêche dans les mains, pour compléter ce que les calamités à plumes avaient dévalisé, ou au bar, plus loin, avec les collègues de son père, lorsque la motivation pour pêcher n'était pas assez forte, ou l'estomac trop vide.

Sufokia n'était déjà plus qu'une vague silhouette au loin. Dans les flots, quelques pichons sautaient de temps à autres, le bruit le la mer couvert par quelques éclats de rire des marins sur le petit bateau, jouant aux cartes en attendant l'arrivée de la coquille de noix sur Astrub. Nael s'était éloigné d'eux pour être au calme, en espérant que l'absence de ceux qu'il connaissait depuis qu'il était né lui épargnerait l'amertume des vague de souvenirs. Ce n'était malheureusement pas le cas, et il ne sentait ni la force, ni la volonté de les retenir, pour qu'ils reviennent encore plus violemment le hanter. Il préférait rester fixer la côte, en se laissant submerger par les réminiscences à mesure que Sufokia disparaissait entre le gris du ciel et le bleu sombre des vagues.

Il se rappelait des balades sur la plage, d'abord à quatre pattes, puis en tenant son père, puis côte à côte, puis tout seul. Il se rappelait de l'arbre dans lequel il grimpait lorsqu'il était petit, et duquel ilse jetait afin d'apprendre à voler. Il se rappelait de sa première mésaventure avec un crabe qui lui avait pincé la jambe lorsqu'il avait cinq ans, et de sa course effrénée derrière les jambes de son père, qui avait lancé la petite bête dans la mer en représailles ; de ses premières expérimentations magiques qui avaient laissé une trace définitive dans le gazon du jardin, mais qui avaient affiché un sourire de fierté à son père durant des jours.

Mais il avait vingt ans, désormais, et sa vie douillette ne lui convenait plus. Il s'était toujours reposé sur les autres, et cela n'était plus possible pour lui. Il était temps qu'il parte à l'aventure, explore le monde, au lieu de rester dans son cocon douillet.
Il savait que certains jours seraient durs.
Mais après tout, rien ne pouvait l'être plus que d'abandonner sa maison.

Sufokia avait disparu de l'horizon, et les marins s'affairaient pour amarrer le bateau. Nael prit une grande inspiration, essuya les embruns sur ses joues du revers de sa manche, et sauta à terre. Il recommençait sa propre vie, une vie dont il serait fier.


Dernière édition par Nael le Sam 30 Juil - 11:51, édité 1 fois
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Re: Concours n°3 : Quand la musique est bonne...

Message par Sophii le Ven 29 Juil - 22:37

Nael : J'adore ton texte ! Avec la chanson, ça le rend beau et émotif je trouve. Du moins, j'ai bien ressenti la nostalgie du personnage (si je ne me trompe pas de terme). Vraiment beau ! Very Happy Pouce bleu !!! /o
Ihephe : J'adore tellement cette musique *^* Et ton texte est tristounet :c Mais bien écrit ! Very Happy

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Re: Concours n°3 : Quand la musique est bonne...

Message par Mama Koi le Sam 30 Juil - 20:28

Snow White Butcher

( https://www.youtube.com/watch?v=Bpg_UOc-_a0 )

Ce soir la taverne est bien calme… Quelque type bourré joue aux cartes dans un coin, deux Enutrof discutent au bar et un type encapuchonné est calé dans un coin sombre de l’établissement. Et dire que je pensais que les tavernes Astrubéennes étaient bondées de fille facile… Ah !

La capuche de l’inconnu vient de se lever et révèle une jeune fille plutôt mignonne, cheveux sombre avec des reflets rouges, une bouille joviale une épaisse paire de lunette… mince une cicatrice comme c’est laid, bon, pour ma petite affaire ce n’est pas bien grave… on fera ça dans le noir.

Je remets droit mon col, je réajuste mes cheveux blonds, mon costume de bretteur est impeccable, cette petite plébéienne va tomber comme une moumouche dans un pot de miel. J’arrive à sa hauteur mon plus beau sourire sur mes lèvres, quand elle me repère elle rougit instantanément… c’est dans la poches.

« Bonsoir belle demoiselle, je suis Jaryun, Chevalier de Bonta à votre service, puis je prendre place près d’une si charmante créature ? »

« Ou-oui ! Bien sûr ! »

Elle est intimidé c’est parfait. Je continue sur une série de flatterie, elle boit mes paroles… Heureusement qu’elle n’est pas Bontarienne sinon elle serait qu’il ne vaut mieux pas se frotter à Jaryun, l’homme monstrueux qui brise les rêves de vie de luxe des pécores dans son genre, je me contente d’une petite partie de jambe en l’air et puis je laisse cette petite chose sur le bord  de la route, généralement en larme, quand est ce qu’elles comprendront qu’elle ne sont que des jouets uniquement bonnes à me divertir…

Qu’est-ce qu’elle vient de me dire ? Elle a murmuré quelque chose que je n’ai pas compris…

« Pardon pouvez me répéter ce que vous venez de me dire belle paysanne ? »

Elle pouffe comme une dinde.

« Je m’appelle Melissa ! Vous êtes distrait sir Jaryun ! »

« C’est votre sourire qui m’étourdie, je vous commande un verre ? »


Les yeux marron de la jeune fille s’écarquillent de bonheur et elle gigote la tête en signe de consentement. Je fais signe au serveur et lui demande son alcool le plus fort au creux de l’oreille, il me jette en premier lieu un regard méfiant, mais à la vue de ma tenue au couleur de Bonta, il cesse. Les Astrubéens font bien trop confiance aux Bontariens, c’est trop facile…
La gourgandine ce défend bien à mon grand regret, mais elle commence à vaciller au bout de dix verre d’absinthe de Dame Shih. Ces propos deviennes plus incohérent, et du plus loin que je me souvienne… ils n’ont jamais était claire, je me souviens que de son nom qu’elle vie dans le coin avec ses frères… pourtant je n’ai pas beaucoup bu, m’étant arrêté au premier verre me contentant de tremper les lèvres. Bah ! Pas de quoi avoir peur, c’est juste que sa vie est parfaitement inintéressante, bien plus que toute les idiotes que j’ai engrossé avant de filer à la sufokienne.
Celle-là aussi va surement me traiter de monstre, de bête sans cœur, une fois nos batifolages finis. Mais je m’en moque, cette vie me divertit, et puis vivre en monstre me va très bien…

« Allons chez moi mademoiselle ! Je vous montrerais mes médailles. »

« Avec plaisir monsieur le bretteur… »


Son ton est plus bas, mais je peux encore lire l’excitation dans ses paroles. J’ouvre mon sac d’un geste du pied dans une ruelle tranquille et invite la jeune jouvencelle à rentrer. Mon sac est richement décoré, ça va surement l’impressionner, mais elle ne fait que me dévisager, j’ai vraiment du lui faire de l’effet, elle s’approche de moi d’une démarche joueuse, elle doit avoir faim…

« Je suis tellement heureuse ! »

« Moi aussi je suis heureux Melissa, j’espère qu’on pourra faire un bout de chemin ensemble, ou même finir nos jours ensemble. »

« Ce serait parfait ! »


L’alcool l’aide bien, je commence donc à me frotter à elle, mes lèvres se rapproches des siennes…

« Pas si vite mon monstrueux ami ! »

« Que… Quoi ? »


Pourquoi elle a dit ça ? Elle est Bontarienne ? Il s’agit de se reprendre elle a surement par hasard, peut être que c’est un de ses fantasmes… Je prends une voix charmeuse et me rapproche à nouveau.

« Je veux dire que ton monstrueux ami va bien s’occuper de toi jusqu’à la fin des temps, je serais ton Shushu d’amour~ »

Elle détourne le regard, un peu confus, ses joues se sont encore empourprées.

« Tu serais prêts à aimer toi aussi un monstre ? »

Je stresse un peu, où elle veut en venir, peut-être elle aussi a brisé des cœurs et elle ne l’assume pas… bah ce n’est pas mes affaires, le frisson de la chasse commence à descendre, il faut que j’en finisse. Je m’approche d’elle et lui sert mon plus crédible regard de chien battu et l’attrape par les épaules.

« Bien sur j’ai senti que nous étions fait l‘un pour l’autre, je me moque des fautes que tu as commise par le passé. »

« C’est vraiment dommage que tu me mentes… »

« Pardon ? »

« Tu leur as menti aux pauvres filles avant moi et elle était bien sous tous rapport ! »

« Je ne comprends pas… »

« Tu as brisé leur confiance pour assouvir tes pulsions masculines… »


Elle connait surement une des petites choses que j’ai laissé pleurnichant sur leur innocence perdu, je peux encore la jouer fine, le frisson reviens, plus vigoureux que jamais. Une proie qui se débat est bien intéressante qu’un petit boufton domestiqué.

« Mademoiselle je suis prêt à défendre mon honneur et prouver la véracité de mes dires. »

« Oh c’est vrai ? Et bien commençons par vérifier la première promesse que tu m’as faite… »


La voix de Mélissa était sauvage et amusé, comme un chacha sauvage qui joué avec une sousouris, et en un clignement d’œil Mélissa avait disparu, ainsi que l’intérieur de mon havresac.
Désormais nous étions dans une ville inconnue, les murs était peint de rouge et d’or et les rue montaient jusqu’à un château, haut perché dans le creux d’une montagne noire.
Comment je suis arrivé là ? C’est impossible… gardons notre calme.

« Je vais te montrer le début de mon histoire, une belle histoire qui commence dans le sang et finit dans les larmes… »

J’entends sa voix dans les cieux enneigé, dans le sol d’obsidienne… mais je ne la vois pas.

« Si tu me cherche entre dans le bâtiment à ta droite hihihi ! »

L’entrée d’un établissement s’ouvre subitement, révélant un couloir plongé dans les ténèbres.

« Toujours pas envie de se confesser ? »

« Je n’ai rien à me reprocher et tes tours de passe-passe ne m’effraient pas ! »


Elle m’a surement drogué, peut-être qu’elle bluff dans le but de me faire avouer par mégarde. Bien que troubler je dois entrer dans cette bâtisse macabre. Pendant que je marche je n’entends que le bruit de mes pas… et puis une… non… des voix… des voix d’enfants, une lumière apparait au loin. La lucarne de verre d’une porte en est la source, mais malgré cette maigre lumière les murs ne la reflètent pas, comme si le couloir avait laissé place au néant. Alors que j’allais poser la main sur la poignée, la porte s’ouvrit dans un bref dé-clique.
Une dizaine d’enfant riaient et au milieu d’eux, Mélissa riait avec eux. Je voulu aller dans sa direction pour la faire cesser cette mascarade, mais deux bras décharnés me retinrent, me laissant uniquement la possibilité de regarder cette scène attendrissante, même si l’appréhension me tordait l’estomac. En observant de plus près les enfants en question, nombreux avaient des défauts physique, certain avait une peau grêlé comme si ils avaient attrapé une maladie, d’autre encore perdait leur cheveux par poignées et les cas les plus atteints étaient maigre à la limite du cadavérique.

« Ce jour-là, je suis resté toute la journée pour jouer avec eux… nous avons rient malgré leur douleurs, nous avons chahuté malgré leur faiblesses. Mais le soir venu quand ils dormaient tous… quand j’ai réussi à tous les endormir… malgré leurs protestations liées à l’agonie perpétuelle de leurs maladies… »

Quelques flocons tombent désormais sur mon visage, je cherche à voir leur origine en regardant vers le plafond, mais il n’y a rien à part les ténèbres, quand je regarde de nouveau la scène je suis sur un lit pour enfant, comment suis-je arrivé là ?! Aucun son ne sort de ma bouche et je n’arrive pas à bouger la tête.

« Ce fût plus dur que je ne le croyais… »

Des pas se font entendre proche de mon lit

Poum poum…

Un bruit horrible de succion et de nouveau deux pas.

Poum poum…

Le bruit horrible se fait réentendre, légèrement plus proche, ça se rapproche.

Poum poum…

J’ai l’impression que le chant de la chair ouverte et juste à côté de moi.

Poum poum…

Une main se referme sur ma nuque avec douceur et me redresse assez pour voir la chevelure rougeoyante de Melissa ainsi que ses lunettes qui reflètent la lueur de la lune, laissant visible que deux rectangle brillant à la place de ses yeux. Oh mon dieu… en arrière-plan la lumière blafarde… elle… les enfants… pourquoi à t’elle fait ça ? Les lits des enfants sont couverts de sang… C’est un monstre ! C’est trop pour que je puisse le supporter.

« Assassin ! »

Je repousse avec force cette… horrible femme en arrière, en tombant sur le dos ses illusions disparaissent en flocon la laissant seule au milieu d’un désert de neige. Ma colère enfle dans ma poitrine, je me rus sur Melissa je dégaine ma lame en hurlant et…
Un bruit de lame qui s’engouffre dans la chair… ma chair… Melissa ma empalé sur une des petites faux qu’elle avait à la ceinture.

« Comme autrefois. »

A quelque mètre de nous, la même scène ce joue, mais ce n’est pas moi, c’est un autre homme qui est empalé, il est de dos et je peux voir le visage de l’autre Melissa couvert de larmes et de sang.

« Je ne voulais pas, Mizen, je ne voulais pas… que ça se finisse comme ça... mon amour, non ! »

Tandis que le corps de l’homme tombe au sol, la version passée de mon adversaire est totalement bouleversé, alors que la vrai Melissa est souriante et ses yeux sont glacials.

« Avoue désormais ! »

Elle tranche de manière horizontale mon ventre, en partant de l’intérieur de ma plaie. Ma colère devant une telle monstruosité s’accroit malgré la douleur.

« Jamais je ne pourrais aimer un tel monstre assoiffé de sang, tu me dégoutes ! »

« Je le savais, tu ne peux pas voir la beauté de mon geste, tu ne vois pas ma noblesse d’âme … »


En un clignement d’œil je suis de nouveau dans mon havresac, attaché à une table, du coin du regard je vois la jeune fille tourner autour de moi, il faut que j’échappe à son emprise et que lui fasse payer ses crimes !

« Libère moi et tu verras ce qu’il va t’arriver, tueur d’enfants ! »

« Tu ne me sers plus du dame Melissa ? »

« Va te faire foutre ! »

« Je sens de la colère dans ton petite cœur… Oooooh ! »


Elle éclate de rire et rapproche subitement son visage du miens.

« Oui j’ai tué, et je tuerais encore et encore tant qu’il y aura du désespoir sur ce monde ! Mais tu ne peux comprendre, comme tu ne peux comprendre que tu n’es pas attaché ! »

Je sursaute subitement en remarquant que, en effet, mes liens ont disparu et Melissa aussi… Vite je dois sortir d’ici ! Je m’extirpe de mon havresac et je me retrouve dans la ruelle crasseuse où je me trouvais, où sont les gardes ? Je déboule comme un forcené sur la place principale, mais il n’y avait personne… La taverne ! Il doit surement avoir quelqu’un là-bas, les portes claques et je me retrouve dans la bâtisse, rien n’a changé, l’ambiance accueillante et les types qui jouaient au cartes était encore là, je dois être sortit de l’influence de l’illusion.

« Tavernier il faut avertir la garde une folle meurtrière est après moi ! »

Ce n’est pas le tavernier de toute à l’heure mais une jeune fille de dos, ses long cheveux noir arrivaient jusqu’à son postérieur.

« Calmez-vous Sire Jaryun, vous me semblez bien stressé. »

Elle a raison, je dois souffler et calmer ma colère, bientôt cette horrible Melissa payera pour ses crimes.

« Comment un si brave bretteur telle que vous a été mis en déroute ? »

« Elle usait de sombre pouvoir pour me plonger dans un cauchemar horrible. »

« Ça devait être éprouvant pour que le pourfendeur du chafer des ténèbres soit dans cette état ! »

« Oui c’était vraiment… comment vous connaissez cette histoire… et qui vous a dit mon prénom ? »

« Parce que tu me l’avais raconté… tu te souviens de moi ? Elira ?»

« El… Elira… »


Mince il fallait que je retombe sur un de mes jouets maintenant !

« Oh ? Tu ne m’as pas oublié ? Moi qui pensais que de m’avoir laissé au sol et en larme t’avais laissé de marbre. »

« Oui ce n’était pas très gentleman de t’avoir laissé en plan comme ça… mais j’avais de bonne raison et puis nous deux ce n’était qu’une passade, tu es casé désormais, tu as même un travail ! »

« Tu ne comprends décidément rien… tu n’as pas lus dans les journaux bontariens ? Que la douce Elira… c’est suicidé ? »


Elira se retourna, la moitié de son visage était encore la jeune paysanne belle et souriante et l’autre côté n’est que crane couvert de chair nécrosé. Elle tend un doigt accusateur et hurle.

« Monstre ! Monstre ! Monstre ! »

La version putréfiée de la jeune femme tente de se ruer sur moi en détruisant le comptoir. J’arrive à dégainer et lui assène un coup violent de ma lame, mais elle se relève déjà ! Je dois battre en retraite, si je mets la main sur cette catin de Melissa… je lui ferais payer toute les sévices qu’elle a infligé, aujourd’hui comme autrefois !
Je cours dans les rues désertes d’Astrub jusqu’à en perdre le souffle, Combien de temps ce mirage va-t-il faire effet ? Je me blottis entre deux tonneaux contre le mur d’un bâtiment délabré, elle me traque il faut que je reprenne des forces pour le combat…
Le mur derrière moi explose et deux bras décharné et desséché s’agrippent à mes poignées !

« Sir Jaryun vous avez promis de vous marier avec moi, et je suis morte d’ennui sans vous !! »


Une masse de cheveux bouclée passe devant mes yeux, son nom m’échappe mais je me souviens d’elle, son père était le gérant de la taverne du quartier à Bonta, mais en voyant son visage dévoré par les vers, je me secoue frénétiquement pour qu’elle me lâche, son emprise est glaciale…

« Hors de mon chemin ! »

Je n’arrive plus à rester calme… je vois la tête d’Elira entrer dans le champ de vision avec un sourire malsain sur ce qui reste de ses lèvres. D’autre voix se font entendre, certaines sont vaguement familières et d’autre me sont sortit de l’esprit, mais je sais qui elles sont… ce sont mes victimes, comment Melissa a eu vent d’eux... mon cœur s’accélère, elle commence à déchirer mes vêtement, mon épée est jeté au loin tandis qu’elle glousse, de plus en plus, leur yeux semble vouloir sortir de leur orbites et leurs sourires dévore leur visage d’une joue à l’autre !
Je sais ! Les tueurs en série ne refuse jamais un défi, bien que ma haine laisse place à de la terreur il m’en reste assez pour lancer d’une voix claire bien qu’un peu tremblante une insulte à ma tortionnaire pour qu’elle vienne tenter de me faire taire.

« Melissa je vais te traquer et te tuer salope ! Je te trouverais tu n’auras nulle part ou te cacher, je ferais gelé le monde jusqu’à la shukrute pour que tu ne t’échappe pas, alors viens te battre ! »

Mon cœur heurte douloureusement mes cotes, les bras putréfié caressent mon torse et une de mes anciennes amies approche son visage… pitié… non…

« Alors elles ne sont plus à ton gout ? De leur vivant un simple baisé ne te dérangé pas… »

« Tu es venu… viens te battre… »


Ma voix laisse clairement  apparaitre ma crainte, je la supplie de venir en découdre, désormais seule la peur et l’appréhension me tenaille le cœur… pitié fait les arrêter…

« Je suis juste venu pour observer… huhuhuhu. »

« Pourquoi tu fais ça ? »

« Pour m’éclater ! Je ressuscite les mortes de ton passé pour m’amuser…  et aussi pour te punir… »

« Pitié… »

« Pardon ? Je n’entends pas bien ! »


Elle se délecte de mon calvaire, je cris soudainement à la limite des larmes quand une main dégoutante passe dans une des jambière de mon pantalon, j’en peux plus…

« S’il te plait arête ça ! »

Je hurle désormais mes yeux brillant d’humidité, je veux que ça cesse. Les mains qui caressaient mon torse à l’instant commencent à y enfoncer leurs ongles pourris, m’arrachant de nouveau cri de douleur.

« Je veux te l’entendre dire… »

« De quoi?! Qu’est-ce que tu veux que je dise?! DIT MOI CE QUE TU VEUX !! »

Elle m’attrape par le col, les yeux emplis de colère.

« JE VEUX QUE TU AVOUES CE QUE TU AS FAIT À CES JEUNES FILLES ! »


Les larmes coulent sur mes joues, les cadavres ont cessé de me harceler quand Melissa à hurler, à vrai dire… ils ont disparue. Je me sens comme un enfant qu’on gronde et qui assume mal d’avouer son forfait… Je me suis voilé la face…

« Je… j’suis désolé… »

La bête de feu semble s’être calmée.

« Prend ton temps, je te jure que désormais tout ira bien… si tu avoues tes fautes. »

« Selon les lois je n’en ai pas commis… »

« Oui tu n’as pas commis de crime… mais tu m’as obligé à en commettre… »


Je me recroqueville sur moi, Jaryun n’est plus qu’un enfant apeuré par la punition de sa maitresse tyrannique.

« Cesse de trembler, je vais te raconter, pas te montrer, tu as assez subit cette nuit. »

Une lueur d’espoir traverse mon esprit ce cauchemar arriverait il à son terme ?

« Je vous en prie ne me tuez pas, j’accepterais tout ce que vous voulez ! »

Elle n’écoute plus mes suppliques.

« J’ai récupéré Elira sur le bord de la route, suite à votre partie de jambe en l’air, sa famille l’a renié et son mariage avec un jeune homme de bonne famille à était annulé, elle te cherchait, à moitié morte de faim, espérant te revoir et que tu l’accepte, mais elle me trouva moi, la folie à rongé sa beauté, creusant ses joues et faisant ressortirent ses cernes, elle m’a raconté son histoire et j’ai dû la tuer, la tristesse de cette pauvre chose était déchirante… et pour ses dernier instant j’ai dû sourire pour chasser le doute de son cœur. »

« Arrête ça… »

« Et ce fût le tour de Mona… »

« Arrête… »

« Elle était enceinte de toi… »

« Par pitié arrête ça ! »

« Elle est morte en couche, laissant son enfant sans famille. »

« Non… tu l’as… »

« Comprends-tu maintenant ce que tu as fait ? Tu nourries la bête !»

« Cesse de me tourmenter s’il te plait… »

« Ravale t’as fierté… et confesse l’ombre de ton cœur ! »


Je suis le bras armé du monstre je la nourrie… je ne suis pas le brave bretteur pourfendeur de bête, je suis un prédateur parmi tant d’autre…

« J’ai conduit… nombre de demoiselle à se… dépraver… sans me soucier des conséquences… je suis désolé… s’il vous plait ne me brutalisé pas d’avantage ! »

« Dit le… »

« Je suis… un monstre. »


Son regard est dur comme l’acier.

« Tout ce que tu obtiens… et bien moins que ce que tu mérites… »

Elle a raison…ma vie n’était qu’on éparpillement de douleur et de peine… je ne suis plus triste, je ne cherche plus à marchander, ma voix reprend son timbre normal et je ne gémis plus, je suis juste profondément triste, comme damné.

« Tu as raison Melissa… Je suis une pourriture, finalement... je pense qu’on aurait pu faire un couple parfait… mais désormais, maintenant que je vois mon œuvre je me dis… qu’il n’y aurait pas de la place pour nous deux, s’il te plait… abrège mes souffrances…»

« La mort est une récompense pas une punition. »

« Je ne veux plus faire de mal aux autres, ma disparition améliora ce monde, allège la peine de ses habitant. »

« Ce n’est pas comme ça que je fonctionne. »

« Tu tues les pauvre âmes qui n’ont plus de but, qui ont touché le fond… c’est mon cas. »

Je sens qu’elle me hait c’est pour ça qu’elle hésite, finalement l’illusion tombe… je suis attaché à une chaise dans ce qu’il semble être une scierie désaffecté, je vois enfin la vrai Melissa, de brève reflet rouge teinte sa chevelure sombre via la lumière de la lune, ses yeux sont vairons, celui de droite est marrons et l’autre est bleu, une grosse cicatrice lui barre ce dernier. Des Marques rouges semblable à des traces de griffe  couvrent ses joues.

« Soit. »

« Avant de mourir... je peux savoir qu’elle est votre vrai nom ? »

« Méli… Miko… Miko Tsubune… »

« Et bien nous nous retrouveront dans l’autre monde, mademoiselle Tsubune. »

Son sourire recouvre son visage… un sourire crispé.

« Ce sera avec grand plaisir Sire Jaryun. »

Elle passe avec délicatesse le tranchant d’une de ses petite faux autour de ma gorge… j’entends le cliquetis de la chaine, je commence à sentir la douleur… puis elle se dissipe... par la fenêtre je vois de la neige tomber encore tandis que Miko murmure à mon oreille… c’est une belle nuit pour mourir.
La jeune femme observa le cadavre de l’homme sur la chaise, ses lunettes sont couvertes de sang et ses lames le sont tout autant, les tremblements de ses bras trahissent son instabilité, sa respiration est bruyante. Laissant le corps sur place, Miko sortit de la scierie et s’avança vers le lit de la rivière, y plongea ses lames laissant de petit nuage sanguin dans le courant, et commença à frotter avec frénésie l’acier.

« Tu as encore recommencé. »

De l’autre côté de la rivière une jeune femme aux cheveux argenté toisait la meurtrière. Toujours pétrifié dans son sourire monstrueux, Miko lâcha un rire.

« Bonsoir Elionara ! Alors mon frère ne s’occupe pas de toi ce soir ? »

« Qui c’était ? »

« Un type. »

« Je t’avais demandé d’arrêter cette folie ! »

« Juste un petit.. »

« ARRETE DE TE MOQUER DE MOI ! »


L’éclat d’Elio fit sursauter Miko, qui perdit son sourire.

« Je fais ce qui dois être fait. »

« Et c’est quoi ta finalité ? Envoyer tout le monde dans l’Excarnam ? »

« Uniquement ceux qui le mérite. »

« C’est la dernière fois que je te le dit, la prochaine fois… je devrais mettre un terme à tes méfaits. »

« Mes méfaits ? Vous dites toujours qu’on doit rendre ce monde meilleurs, et vous êtes où, vous les beaux parleurs quand ce genre de type abuse de jeune fille naïf, quand des guerres font des milliers de mort… VOUS ETIEZ OU POUR M’EMPECHER DE DEVENIR CE QUE JE SUIS ! »

Miko dû respirez longuement après ses hurlements.

« Ce soir j’ai fait votre travail, en arrachant un des membres du monstre que je suis. Et si vous vous mettez en travers de ma route… je vous déglingue, sec et nette. »

« Si tu t’entête à tuer des innocents, je te détruirais sans remords. »

« On pourrais essayer de faire autre chose… »

« Je sais rien faire d’autre. »

« Moi non plus. »


Les deux jeunes femmes partirent chacun de leur côté de la rivière, se tournant le dos mutuellement. Miko jeta un regard triste en arrière, personne ne pouvais comprendre la pureté de son cœur, la beauté de la bête.
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Re: Concours n°3 : Quand la musique est bonne...

Message par Albynn le Lun 1 Aoû - 23:53

Wolf in sheep clothing

Tu as toujours rayonné. Un sourire éclatant sur ta peau noire, tes ailes bourdonnaient d’amour, et tes petits pains réchauffaient notre cœur.
Mais ce n’était qu’un moyen de nous embobiner. Tout ça n’est qu’un mensonge éhonté.
Tu ne cherchais que le mal gratuit, et nous sommes morts dans ton piège.

Comment oses-tu, Uso ? Tu te disais mon ami ! Comment as-tu pu vivre à nos cotés en nous imaginant morts chaque jour ?
Nous t’avons accueilli et guidé. Et maintenant, tu nous as assassinés.
Explique-moi ce qui te fait sourire. Qu’est ce qui te rend heureux, à me voir pendu là ? Pourquoi m’écraser les doigts au-dessus de ce gouffre de feu ?
Ton visage penché vers moi me montre des crocs que je ne voyais pas.
Je le jure, tu le payeras au Krosmoz ! Pour ma femme, pour ma vie, pour mon île.
Tu répondras de tes méfaits. Dans un an, ou cent après.

Tu m’as pris pour cible, j’ignore pour quelle raison. Tu as joué l’amoureux transi, puis pris un autre compagnon. Tu as pleuré sur l’épaule de ma femme, et tourné la page.
Tu avais un regard gêné et fuyant, celui des gens qui veulent oublier.
Tu n’es qu’un lâche qui n’a pu me tuer en face ! Tu as infiltré mon domaine, et planté tes graines maudites. Ces belles plantes carmin qui flambent au premier été. Ces belles plantes qui ont brulés, jusqu’à moi et mon aimée.
Entre tes crocs, j’entends tes derniers mots.
« Je n’ai jamais pu te supporter. Tu es beau et attentionné. Tu es fidèle, et passionné. Tu n’es qu’un homme trop parfait. Trop pour exister.
Tu es la feuille blanche que je prends plaisir à détruire. Il n’y a pas de plaisir dans la facilité.
Piéger et corrompre un cœur droit vaut plus que déstabiliser un dégénéré. »

Comment peux-tu vivre comme ça ? Combien en as-tu tué avant moi ?
Tout ça n’a aucun sens, tu ne peux qu’être fou. Tu payeras tôt ou tard, tu mourras durant un de tes coups.
Mon dieu est Xelor, et j’attendrai le temps qu’il faut.
Le temps va te rattraper, et tu seras châtié.

Tu peux encore sauver ton âme. Tu peux encore éviter qu’on te condamne. J’aimerais que tu t’en rendes compte, et que tout ça ne soit qu’un malheureux cauchemar. Tends-moi la main, sors-moi de ce traquenard !
Tu te penches vers moi avec la main tendue. Ta main se glisse sur la mienne, j’entends un souffle ténu. J’essayerai de te pardonner, même si je doute pouvoir y arriver.
Tu tires sur mes doigts, c’est la chute fatale. Je te vois, debout sur ce rempart. Il n’y a aucun remords dans ton regard.
Je sens la chaleur me parcourir. Le dernier ressenti avant trépas. Je ne veux pas partir. Mes bandelettes ne me protègeront pas.
Sois maudit, Uso. Qu’une de tes victimes te découvre, te démembre. Que tu sois victime d’un psychopathe encore plus fort ! J’espère que tu souffriras longtemps avant ta mort.

Tu es un monstre pour tenir ce fardeau sans ciller. Tu ferais peur à un shushu, tu ne devrais pas exister.
Tout aurait été mieux. Etre jaloux, possessif ou envieux. Tout, plutôt qu’un amoureux du mal. Tout, plutôt qu’un animal.
Tes actes se paieront en sang.
Ton pardon sera très lent.
Que ton âme soit damnée, ici et maintenant !



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Re: Concours n°3 : Quand la musique est bonne...

Message par Opheliana le Mer 3 Aoû - 13:46

Monster


Une vie de monstre





Elle est ce qu'elle est, et personne ne pourra rien y changer. Son passé est ce qu'il est, et aura une influence sur son futur. Mais ce n'est pas pour ça qu'elle renoncera...à sa vengeance. Le bruit des vagues remontait à ses oreilles. Elle était couché sur une plage, ses yeux fermés regardant le ciel ensoleillé. Elle était perdue dans ses pensés, méditant sur elle même, son avenir, et bien d'autres choses. Des images passent à travers son esprit, tantôt joyeuses, tantôt effrayantes. Autours d'elle, aucun bruit à part le flux et le reflux des vagues. Elle est seule sur la plage.

Enfin, elle pourrait être seule si les événements de son passé n'en avait pas décidé autrement. Son « père » lui avait offert « L'une des plus grande protection que la terre n'ait jamais portée. », elle revoyait encore sa tête, avec son crâne dégarni et ses cheveux blanc, son regard fou tandis qu'il lui plantait une dague dans l'épaules. Un sourire dément au visage...tout cela avant de mourir. Et désormais elle ressentait une douleur quotidienne, au niveau du cœur, que même des années de conditionnement et d’entraînement ne parvenait pas à endiguer complètement. C'était ça son passés, torture quotidiennes, tâche répétitive jusqu'à qu'elle tombe de fatigue sur le sol, entraînement au combat sans réel protection. Tout ça destiné à ce qu'elle vivait aujourd'hui, tout ça pour servir de réceptacle.

Mais une pensée l'aidait toujours à continuer, malgré tout ce qu'elle avait subie, elle savait qu'elle serait la dernière, la dernière victime de ce culte, de cette secte. Elle avait longuement contemplée les ruines de l'endroit où elle avait vécue toute son enfance, il y a quelque années auparavant, pour être certaine qu'elle ne se reforment pas, que toute les souffrances qu'elle avait endurées ne puisse être renouvelées. Puis elle avait regarder au loin, là où les dernières silhouettes des hommes qui dirigeaient l'endroit avaient disparues. Et elle s'était jurée de les tuer, un par un. Elle était consciente qu'a cause de la douleur quotidienne, et de ses nuit sans sommeil, elle ne vivrait pas longtemps, mais elle se devait de ne pas abandonné...sinon elle perdrait le contrôle d'elle même.

Soudain un petit cri vient troubler sa quiétude. Rien de très alarmant, juste une petite boule de plume bleu appeler piou, occupé à sautillé autours d'une larve, curieux. Elionara s'assit et le regarda un petit moment, un sourire aux lèvres. Elle lui rappelait ses bons moment, ceux emplis de joie et d’insouciance. Même si ils étaient rares, ils lui donnait la force de continuer. Elle repensa à l'homme étrange et un peu inconscient qu'elle avait rencontré quelque mois auparavant. Toujours à disparaître, elle avait passé des heures et des heures à le chercher. Et il disparaissait à chaque fois qu'elle l'oubliait quelque instants. Cette homme auquel elle avait donné son premier baiser, à la suite d'un entraînement des plus intéressant et beau à ses yeux. Elle rougis un petit instant, et ses pensées dérivaient ailleurs. Elle pensait à cette étrange femme, à son sens de la beauté des plus...discutable. Puis à l'organisation qui l'avait contactée le même soir que la rencontre avec cette femme...

Ses pensés ne restèrent pas joyeuse longtemps, et elle préféra détourner son regard pour venir regardait le balais incessant des vagues sur le rivage. Elles au moins étaient immuables, elle ne changeait pas, frappant la rive de toute leurs force, balayant le sable, avant de repartie pour se préparer à un nouvel assaut. C'est cette vue qui redonnait à Elionara la force de se battre. De résister à cette douleur qui l'habitait depuis maintenant une éternité...quelque années comme ça vous font perdre toutes réelles notions du temps.

Elle se recouche, fermant les yeux, laissant ses pensées dériver plus vite autours d'elle. Elle s'était endormie sans s'en rendre réellement compte, à cause de la chaleur du sable sous elle et du bruit des vagues. Quand elle se réveilla, l'eau s'étaient retiré un peu plus loin, et la lune avait remplacée le soleil. Les étoiles brillaient de milles feux, dans un ciel de plein lune, sans nuage. Mais le silence continuait de régner en maître sur cette endroit. Un silence renforcé par la diminution du trouble engendré par les vagues. La jeune femme regarde un moment le ciel, tâchant de se souvenir de la forme et de noms de certaines constellations. Puis elle soupire, secouant la tête. A quoi bon ? Elle ne les avaient pas apprise, et cela ne lui était d'aucune utilité. Elle referme ses yeux, tentant de se rendormir. Mais ce fût peine perdu, elle ne trouva rien d'autre que sa douleur quotidienne, et dû se résoudre à se lever. Elle s'étire et s'époussette avant de se diriger, à pied, vers la ville la plus proche : Astrub.

Astrub et son indépendance, ses jeunes aventuriers emplis de témérité et d'images de gloire et de richesses. Astrub et ses chachas, miaulant et courant à toutes heures du jour et de la nuit. Astrub et ses commerces, passant de la célèbre taverne de Brutas à l'atelier de couture de Tati Hacheum. Un carrefour où recrutent les quatre nations, aujourd'hui en conflit incessant. Une ville pleine de vie et d'animation somme toute. Sauf le soir, là, tout est calme, les avenues sont silencieuses, les derniers habitués de la taverne ont été se trouver un coin tranquille pour dormir. Seule les pas d'Elionara trouble ce silence quand elle arrive à la porte est.

Elle erre sans but, d'abord sur le grand axe menant à la taverne, puis dans des rues s'enfonçant dans la ville elle même, entouré d'habitations plus ou moins reconstruites après que le chaos d'Ogrest est frappé le monde des Douzes de plein fouet. Elle fini par se retrouver dans les sombres ruelles des bas quartier, mal entretenue et pourvu de nombreux dangers.

Car cette ville, aussi animé soit elle le jour, abrite nombre de bandits, de voleurs et d'autre crapules sans vergogne cherchant le profit avant la morale. Sans garde pour les arrêter et les mettre en prison, ils se croyaient en droit de faire ce que bon leurs semblaient, sans aucune conséquence. Bien sûr parfois ils leurs arrivait de tombé sur un aventurier en peu trop coriace pour eux et de fini à sa place dans un trou au cimetière du coin...mais il y en avait toujours un pour remplacer celui qui avait disparut. Et c'est justement dans les ruelles les plus sombres qu'ils opéraient, jour et nuit.

Tout était calme autours de la jeune femme, beaucoup trop calme, même pour une ville endormie. Même si Elionara scrutait chaque zone d'ombre, elle savait qu'elle n'aurait pu dû se retrouver dans pareil ruelle si tard dans la nuit. Puis soudainement plusieurs bruit se firent entendre : celui, métallique d'une lame que l'on tire d'un fourreau, le craquement d'un arc que l'ont bande, la caresse d'un tissu contre un rebord de pierre, le rire moqueur d'un homme...

Elle se retrouva rapidement encerclée, sans aucun chance de fuite. Ils étaient bien une dizaine, sur les toits et sortant de deux maisonnettes, l'une devant et l'une derrière elle. Le derniers son que l'ont entend est celui d'une lame, celle d'Elionara, qui fut tirée de sa gaine d'acier et de cuir bouilli. Elle jette un regard autours d'elle, pour observer ses adversaires, ceux ci lui laissant tout le loisir de le faire.

Il y avait deux crâs sur les toits, accompagnés d'un sram, devant elle un sacrieur lui faisait face les bras croisés, secondé par un écaflip et un zobal. Derrière elle, émettant un nouveau ricanement un iop tenait une longue épée à deux mains dentelé, tandis qu'une jeune féca matérialisait une solide barrière autours d'eux.

C'est la jeune femme qui bisa le silence pesant, ne se mettant pour le moment pas en garde, la pointe de son épée touchant le sol sur sa droite.

« Laissez moi passer, ou je vous jure que sur mon honneur il vous en cuira. »

Sa voix était calme et posé, même si elle ne croyait pas en ses propres paroles. Huit adorateurs divin contre une simple humaine, même entraînée, ne laissait pas de place au doute. Elle finirait par se faire balayer, mais elle ne pouvait pas baisser les bras maintenant, comme elle ne pourra jamais les baisser jusqu'à avoir accomplit ce pourquoi elle s'était destinée.

Le sacrieur en face d'elle lui répondit d'une voix rauque :

« Et tu pense nous faire peur avec ton jolie minois et ton armure de pacotille ? Nan mais franchement, tu nous prend pour qui ? Des joueuses de boufball ? »

Des rires fusèrent dans toutes les directions tandis que l'homme en face d'Elionara s’avançait vers elle :

« J'ai une proposition toute simple à te faire. Tu lâche cette arme et tu me la donne gentiment, tu nous donne ton fric, et ont te laissera peut être partir pas trop amochée. Surtout si quelqu'un comme moi te prend en pitié...et que tu me laisses quelques faveurs. »

Son ton ne laissait rien présager de bon sur les « quelques faveurs », mais la jeune femme ne bougea pas, restant vigilante à tout se qui se passait autours d'elle, sourcillant le moins possible pour garder ses yeux rivé sur le cercle de bandits. Puis elle répondit, se concentrant sur son interlocuteur.

« Pour obtenir les faveurs d'une femme...il faudrait s'y prendre autrement ! »

Elle bondit en avant, prenant l'initiative et l'avantage de la surprise, donnant un violent coup vertical, de haut en bas, contre le sacrieur. Celui ci ne s'y attendant pas, pare de son bras droit, le transformant en pierre.

L'esprit d'Elionara était embrouillé de pensés allant dans n'importe quelle directions, formant une véritable cacophonie d'images et de sons dépourvu de tout intérêt. Tout ce qui comptait pour le moment était de ne pas se faire blesser et de garder l'avantage. La douleur au niveau de son cœur devient un peu plus forte, mais elle l'ignorait totalement.

Après la première passe d'arme l'homme au contact d'Elionara recula, laissant la place aux archers pour faire feu. Deux flèches volent en direction de la jeune femme, celle ci en dévie une de sa lame tandis que l'autre se plante dans son écu, située encore dans son dos. Avec un cri de rage le guerrier iop la charge, levant sa lame bien haut. La jeune templière fait une roulade sur le côté pour évité la claymore dentée de l'attaquant, celle ci se fichant profondément dans le sol, brisant les pavés.

Ce bruit assourdissant camouflait l'arrivé de deux autres flèches, mais Elionara parvint à les éviter de justesse, l'une d'entre elles entaillant légèrement sa joue tandis que la sram apparu devant elle, abattant ses deux dagues pour la poignarder. Elle y oppose le plat de son épée, plaçant celle ci à l'horizontal pour interrompre l'attaque, puis fait un bond en arrière pour évité un dé enflammer qui vient éclater sur les pavés en face d'elle. Après cette interruption, le sram matérialise une faux pour s'élancer vers sa cible, tenant son arme à l’horizontal pour donner un coup latéral, visant le torse d'Elionara.

L'intérieur de la jeune femme résonnait de pensées discordantes, s’entrechoquant les unes aux autres. Seul en ressortait une sombre résignation. Le sang battait à ses oreilles, trahissant les vifs battements de son cœur, tandis que son souffle rapide et saccadé montrait à ses adversaires un début de fatigue. Elle ne tiendrait pas longtemps à se rythme, et elle en était consciente.

Dans un geste vif de sa lame, Elionara para la lame de son ennemis, la faisant glisser jusqu'au manche qu'elle entaille. Le sram fronce les sourcils de surprise et tente de dégager son arme, mais la jeune templière ne lui en laisse pas le temps et lui donne un violent coup de poing un plein visage. L'homme s'effondre avec un cri de douleur et un craquement se fait entendre. Mais la jeune femme ne prend pas le temps de regarder les dégâts qu'elle à infligée et virevolte vers le iop, encore occupé à dégager son épée des pavés. Il y parvient finalement, et réussi à paré les premières attaques de son adversaire. Mais la rapidité de celle ci eu bientôt raison de lui, et il s'effondre dans un râle de douleur tandis qu'une lame rougie de sang le traverse de part en part, au niveau de son ventre. Deux flèches viennent se ficher près de lui, trop lente pour atteindre leurs cible qui a déjà chargé l'écaflip dans un cri de colère.

Celui ci ne se laisse pas faire, et tire ses cartes magiques pour la harceler à distance, ne souhaitant prendre aucun risque après après vu la brute de leurs petit groupe se faire littéralement démanteler au corps à corps. Bien lui en prit, car l'un des projectile se fiche dans l'épaule d'Elionara, lui arrachant un cri de douleur et l'arrêtant net dans sa course folle, tandis qu'un autre salve de flèches fonce vers elle. Elle se tourne pour s'en protéger et l'une d'entre elle se fiche à nouveau dans son écu, près de la précédente. Mais la seconde est trop écarté et vient lui faire une nouvelle blessure, sur le côté du cou cette fois. Elle pousse un nouveau gémissement et regarde un instant les crâs avec fureur. Instant de trop, car le sacrieur, précédemment en retrait en profite pour lui asséner un violent coup de poing sur le flanc droit, en plein dans les côtes. Un craquement sourd se fait entendre tandis qu'Elionara voit sa respiration coupé, en étant projeté contre un mur, proche de la jeune féca qui recule, apeurée.

Le choc provoqué par la douleur produit une violente secousse dans l'esprit d'Elionara, dans lequel une faille s'y crée. Le zobald déroule lentement ses longues chaînes tranchantes, attachées à ses avant bras, tandis qu'il placé son masque du psychopathe sur son visage, un sourire dément éclairant celui ci.

« Cette fois, tu va brûler chérie ~ », dit il en jetant un regard dément à la jeune femme.

La volonté d'Elionara baisse encore d'un cran, une légèrement peur commence à poindre au fond elle, mais elle grogne et se relève, affrontant son ennemis avec honneur et courage. Si elle devait mourir ici, elle le ferais, avec panache.

Se remettant en garde elle attend l'assaut du zobal, celui ci semblant se délecter de la souffrance qu'il voit sur le visage de sa victime, même si celle ci ne le montre que peu. Le temps semble se figer un instant, plus personne ne bouge et on entend que les gémissements étouffés du sram, au sol, qui se tient le nez.

« Putain...la salope...mon nez... »

Puis c'est à ses mots que les deux combattants qui se toisaient ces derniers instants s'élancent l'un contre l'autre dans un cri de guerre. L'homme au chaîne de fer tente d’enserrer sa cible de celle ci, tandis que la jeune femme lui fonce droit dessus, l'épée pointée sur son cœur. Dans une série de cliquètement,  le chaînes s'enroule autours du torse de la combattant, lui mordant la chair à travers ses vêtements, tandis que le zobal, loin d’arrêter son geste la soulève de terre pour la projeter en l'air, la passant au dessus de lui, et la fracasser avec force et fracas au sol dans un bruit atroce au pied du sacrieur.

La volonté d'Elionara vole en éclat avec ses forces physiques et elle se sent partir...l'obscurité voilant peu à peu son regard. Dans son esprit la cacophonie de ses pensées se calme lentement, elle n'a plus l'énergie pour la maintenir, et elle disparait petit à petit. Seul lui reste quelque souvenirs de son enfance, et son envie de vengeance, tel un souhait irréalisable. Elle se sent lâcher prise...elle lâche prise, s'abandonnant aux hommes autours d'elle, elle n'a plus la force de pensé à sa propre vie...

Tandis que sa volonté s'effondre comme autant de barrière enfermant un secret trop bien caché pour être inoffensif, je me glisse lentement dans ses pensés. Ses résistances face à moi son vaine, et elle fini par abandonner, me laissant les plein pouvoir, et se retire, bien que je la pousse un peu au fond d'un esprit bien trop étroit pour deux.

Je respire de l'air, il est suturé de relents de sang, de sueur et de peur. Cette dernière sensation me fait du bien, ça me manquait de sentir la peur. Le sacri au dessus de moi a lever son pied pour en finir, mais il fronce les sourcils en me voyant et hésite. Mal lui en prit car je le saisi à la cheville et le lance contre le zobal, simplement pour me dégager le passage. Je relève le corps douloureux d'Elionara, celui ci craque un peu mais se laisse faire, les personnes autours de moi semble interloquées, choquées même. Je regarde les bras de ma porteuse, ils sont parcourus de ligne rouge luisante. Je dessine un sourire sur les lèvres qui ne sont pas mienne et analyse la situation autours de moi.

Les deux crâs me regardent avec de grands yeux, l'un d'eux tremble un peu. Le sacrieur et le zobal sont emmêlés l'un dans l'autre, surprit de se retrouver dans une telle position. Et le sram continue de gémir dans son coin, n'ayant probablement pas compris le changement de situation. Je me retourne vers lui et plante doucement la lame d'Elionara dans sa gorge. Je n'en aurais pas besoin. Je l'entend suffoquer un peu, puis il fini par passé l'arme à gauche. L'un des crâs reprend contenance et commence à me viser, une flèche magique encochée sur la corde de son arc. Je décroche l'écu qu'il y a derrière moi et la lui lance, tout en regardant et en avançant vers le zobal, dos au sol, tandis que le sacri de son côté s'est relevé. Un craquement d'os suivit d'un petit cri me confirme que j'ai atteins la tête de ma cible, qui mange désormais les pissenlits par la racine, tandis qu'un bruit sourd me fait tournée la tête dans la direction opposée. Je vois le second crâ face contre terre, il a dû paniqué quand l'autre est mort et la rejoint rapidement, dégringolant stupidement du toit sur lequel il était perché pour aller faire un câlin au sol pavé.

Le sacrieur, fou de rage renonce à aider son camarade à se relevé et me fonce dessus en rugissant tel une bête sauvage. Ce cri aurait fait fuir n'importe qui mais...je ne suis pas n'importe qui. Je saisit son poing au vol et le lance contre le mur derrière moi, un choc à peine une seconde après me confirme que l'impact à bien eu lieu tandis que je me dirige encore et toujours vers ma proie masquée.

Celle ci s'est relevé et me fait face, ses chaînes de chaque côté de son corps. Il les tend subitement pour me saisir à la taille comme il l'a fait avec Elionara précédemment. Mais je ne suis pas Elionara. J'enroule les deux chaînes autours de ce qui me sert de bras, les entaillant sans pitié et referme les mains sur les anneaux d'acier tranchants pour violemment amener l'homme à moi et lui donner un puissant coup de tête. Ma vue se brouille un instant tandis qu'il s'effondre au sol, sonné. Les humains ont vraiment pas le crâne dur...et il leurs manque des cornes. Mon sourire s'élargit tandis que j'enroule doucement les armes de mon adversaire autours de son cou . Je lui entourt consciencieuse et fait bien attention à l'attacher dans sa chair avec les petites lames de rasoir parcourant la chaîne, meurtrissant sans regret sa peau et sa chair. Il gémit mais je ne m'arrête pas, ses mots semblent se bloquer dans sa gorge...quelle étrange coïncidence ! Mais je fini par plus avoir de longueur de chaîne. Déçue de ne pas en avoir un peu plus, histoire de faire toute sa tête par exemple, j'écarte le bras, serrant les chaînes dans un crissement d'acier tandis qu'il cri de douleur et que son sang rougit les pavés en dessous, puis je lui brise la nuque.

Son corps sans vie s'effondre tandis qu'il devient livide, le yeux écarquillé. Un grognement derrière moi attire mon attention. Je me retourne et dévisage le sacrieur. Il se relève et essuyant le sang perlant sur ses lèvres blessées. Je lèche celles de ma porteuse, et prend un petit air sadique. Je prend le temps de dérouler les chaîne d'acier autours de mes bras avant de prononcé d'une voix se voulant suave :

« Vient humain...vient disciple de Martyr, vient me faire goûter la rage de ton sang ~ »

Ma voix me fait sursauté, ce n'est évidemment pas la mienne, je fais une petite moue tout en continuant de regarder l'homme en face de moi. Il me dévisage avec fureur, les poings serrés à s'en faire blanchir les jointure. On pourrait presque crois que ses yeux vont me brûler sur place. Il s'avance lentement vers moi, dans un silence de mort, se mettant en garde progressivement. Il ne fait rien de mon côté et attend, bras de chaque côté du corps, lui envoyant une image la plus désinvolte possible, moqueuse.

« Vous avez voulu jouer avec elle...bah vous avez perdus ! »

Il fait les derniers pas vers moi en accélérant, comme si il avait envie d'en finir au plus vite, et tente de m'envoyer un crochet du droit en pleine face. Je recule face à cette brutalité...ou peut être pour évité le coup, tandis qu'il détache les tatouages de son corps et la projette vers moi, en les compactant en boule. Je suis éjecté en arrière, et un réflexe qui n'est pas le miens m'évite de rentré dans le mur derrière moi. Je me retrouve à genoux un peu plus loin, tandis que le corps qui me porte ne semble vraiment plus vouloir respirer. Je hausse les épaules de dépit et regarde le sacri droit dans les yeux. Il  marche vers moi d'un air déterminé, puis, arrivé à mi chemin son visage se décompose, formant un masque de terreur. Il recule d'un pas mais il est déjà trop tard. Il pousse un cri et se débat dans le vide, semblant être entouré de quelque chose d'invisible, mais d'horrible pour lui. Il lance ses tatouages en tout sens tandis que je m'avance lentement. Ma vue se brouille petit à petit, je regarde la petite féca planquée dans un coin, tremblante, et réfléchi un instant. Je lui fait signe de partir, de dégager de cette vision d'horreur...j'ai un cœur tout de même ! Elle fuit sans demander son reste et le dôme se brise tandis que les cris de l’homme deviennent de plus en plus puissants.

Je me retrouve face à lui, ma vue est tellement déformée que je ne vois pas le détail de ses traits, je m'en fiche en fait...je le prend par le cou et l'étrangle doucement, tandis que je me sent lâcher prise, le corps dont j'ai prit le contrôle est à bout, je l'ai poussé bien au delà de ses limites. J'utilise tout ce qui reste pour projeté ma cible plus loin, lui brisant le cou dans le geste, et laisse le corps d'Elionara au repos, espérant ne pas avoir été trop brusque. Non que j'aurais des remords à la tuer, du moins je ne pense pas...mais je préfère moi même rester en vie si vous voyez ce que je veux dire.

Les yeux d'Elionara se ré ouvre faiblement tandis qu'elle ressent de vives douleurs dans tout le corps. Sa vision est trouble, mais elle aperçois une forme penchée vers elle. La forme disparaît vivement quand elle bouge la tête pour tenté de la regarder en face. Un gémissement sort de lèvres de la jeune femme. Ses oreilles ne lui renvois qu'un vague sifflement provoquer par la douleur. Elle à du mal à respirer et son sang chaud coule doucement sur sa peau en direction du sol. Une nouvelle silhouette se penche vers elle, elle à l'air différente de la précédente, plus grande. Puis un puissant mal de crâne lui fait perdre connaissance a nouveau.

Ce petit passage me trouble un peu. Ce corps si faible que j'ai utilisé sans précaution tout à l'heure à l'air d'avoir survécut finalement. Peut être grâce à la volonté de ma porteuse. Quand j'ai ressentit la douleur qu'elle même ressentait, j'ai cru que ma propre enveloppe charnelle avec été tranché en deux au niveau du centre du torse. Avant de me souvenir que cela fait belle lurette que je n'en ai plus. Les blessures de la jeune templière doivent être importante vu ce que je ressens. Elle doit avoir de nombreuses côtes brisées en plus de ses plaies ouvertes.

La vue d'Elionara réapparaît à nouveau. Elle est allongé sur une surface molle, et après un instant de réflexion elle en conclu que c'est un lit. Sa vue est plus nette, même si son champs de vision est assez réduit et flou aux extrémités. La douleur qu'elle ressent s'est atténuée, presque totalement, mais la brume dans son esprit indique qu'elle est sous l'effet d'une quelconque drogue ou d'un puissant médicament, sûrement un calmant. Elle bouge doucement la tête pour voir où elle se trouve. La pièce autours d'elle et peinte en blanc, et une petite porte en bois est situé devant elle, sur sa droite. Une petit table de nuit, elle aussi en bois, est située sur sa gauche, sur laquelle une lanterne brûle, diffusant un lumière suffisante pour éclairer la pièce d'une lueur tamisée. Elle détaille un peu son corps. Elle est en sous vêtement, et des bandages entourent ses bras et le milieu de son torse, juste en dessous de sa poitrine, là où certaines côtes ont été brisées. Elle sent également que quelque pansements on été placé au niveau de son visage, de son cou et d'une de ses épaules, celle qui a été touchée par la carte tranchante de l'écaflip.

Soudain une éniripsa blonde en blouse blanche entre dans la pièce. Elionara referme les yeux et feint l'inconscience. Des bruit de pas se font entendre dans la pièce tandis que la soigneuse se rapproche de sa patiente.

« Je sais que vous êtes éveillée, ne vous en faite pas, c'est moi qui vous ai soigné vos blessures et qui vous ai amenée ici. Mon nom est Solarya. »

Elionara ouvre donc à nouveau les yeux et détaille patiemment Solarya qui est penchée au dessus d'elle. C'est une jeune femme aux cheveux blonds au teint claire, un rassurant sourire formé sur ses lèvres. Ses yeux bleu semble détailler le visage d'Elionara avec attention tandis qu'elle passe doucement ses mains contre les bandages du torse de sa patiente, appuyant à quelques endroits avec des gestes trahissant une certaine habitude.

La templière lui répond d'une voix déformée par les calmants :

« Je m'appelle Elionara...ça aurait été plaisir de vous rencontré dans d'autres circonstances Dame...mais je crains que je sois devenue une criminelle...
-Une criminelle ?, questionne Solarya, une trace d'ironie dans la voix, vous avez abattus un groupe de brigands qui sévissait dans Astrub depuis trois années et libéré une jeune féca qu'il menaçaient pour qu'elle enferme leurs proie...vous êtes plus une héroïne qu'une criminelle, croyez moi personne ne vous poursuivra en justice...si toutefois ce mot existait dans cette ville. »

Les pensés d'Elionara dérivèrent à cette phrase, et je fût surprise qu'elle me remercie intérieurement...de lui avoir sauvé la vie. Cette surprise ce transforma en une certaine chaleur...d'abord un peu perdu je me suis concentrée pour analyser cette nouvelle sensation. C'est ce que les humains ont appellé...de l'amitié. Je frisonne intérieurement. Un tel sentiment ne devrait pas naître en moi et je fais de mon mieux pour le détruire...mais rien y fait.

Le temps passe tandis que les deux femmes discutent un peu de leurs vies, et se lient progressivement d'amitié. Solarya utilise un peu de sa magie éniripsa pour accélérer la guérison de ma porteuse et de son corps. La douleur se dissipe aux fils des heures, et bientôt Elionara peut se levé pour faire quelque pas dans la pièce.

Après avoir chaleureusement remercié Solarya d'avoir pris soin d'elle et s'être renseignée sur la santé de la jeune féca, toujours en état de choc, Elionara reprend sa route,cherchant de quoi réparer sa lame et son armure, lourdement endommagées par le combat. Chemin faisant elle croise un couple plutôt singulier et les observent pendant plusieurs minutes. Une jeune écaflip portant une cape bleu, un petit haut de corps dévoilant son nombril et une jupe lui descendant jusqu'en bas des cuisses avait posé sa tête sur l'épaule d'une crâ tout aussi jeune qu'elle. La jeune crâ portait son regard amoureux sur l'écaflip, ses yeux bleus trahissant un amour sans faille pour celle ci, sa chevelure rousse se mouvant doucement sous le faible vent qui courait sur le petit parc où elle s'étaient installées. Elles avaient l'air heureuses, en harmonie, dans ce décor calme et fleurit.

Après quelque instants à les regarder, Elionara repris sa route,ayant retrouvé un peu d'espoir et un peu de joie. Le soleil commençait à descendre à l'horizon, elle était rester plus de douze heures dans le coma d'après Solarya. Elle continue donc sa route, laissant le jeune couple en paix et partis en direction de son logement provisoire, une ferme tenue par un paysan assez amical, qui, en échange de quelque menus service, l'héberge gratuitement dans sa grange.

Après quelque heures de marche, et un long arrêt pour admirer le couché de soleil, elle se retrouve enfin en vue de la ferme, située un peu plus loin, proche d'une vielle scierie. Une petite rivière glougloute à côté de la route, un pont la traversant à un carrefour à une centaine de mètres. Il n'était pas nécessaire de traverser la rivière pour rejoindre la ferme, mais Elionara fit un arrêt. Une silhouette était à genoux dans l'herbe sur la rive d'en face, occupé à nettoyer quelque chose dans l'eau, le frottant énergiquement. La jeune templière soupira, et dit d'une voix lasse, assez forte pour être entendu :

« Tu as encore recommencé. »

Un sourire effrayant était dessiné sur les lèvres de la jeune femme brune de l'autre côté de la rivière, aux lunettes légèrement tâchées de sang. Elle ne paraissait pas agressive juste...dans un état second.

« Bonsoir Elionara ! Alors mon frère ne s'occupe pas de toi ce soir ? »

Cette question fit apparaître une légère gêne dans l'esprit de ma porteuse. Oui elle aimait le frère de cette femme...et ne le regrettait pour rien au monde. Mais elle n'avait pas à lui répondre, surtout que c'était une tentative de changer d'un sujet bien plus grave...

« Qui c'était ?
-Un type. »

Cette réponse n'était pas convaincante, Elionara serra les poings, contrariée, mais nullement agressive. Miko, en face, s'était lever, une lueur démente éclairait son regard. La jeune templière continua la discutions avec calme :

« Miko...je t'avais demander d'arrêter cette folie... »

Une réponse incompréhensible parvient aux oreille de la jeune femme, ainsi qu'un petit rire.

« Arrête de te moquer de moi ! »

La colère commençait à embrasée l'esprit de ma porteuse, et je fais de mon mieux pour l'attisé, espérant pouvoir reprendre le contrôle pour m'amuser un peu...la vérité étant que je n'aime pas du tout être enfermé...où que ce soit d'ailleurs. Mais elle n'est pas assez forte pour me permettre de mettre mon plan à exécution.

Miko sursauta comme si on lui avait crié dessus, mais ne changea pas pour autant son sourire, ni ça voix froide.

« Je fais ce qui doit être fait.
-Et c'est quoi ta finalité ? Envoyer tout le monde à l'Excarnam... ?
-Uniquement ceux qui le mérite.
-Je le mérite... ? »

Cette question reste sans réponse et un court silence s'installe entre les deux femmes. Elle se toisent. Elles ne s’apprécient guère mais aucune haine émane, ni de l'une, ni de lautre. Une sourde colère tend les muscles d'Elionara tandis que du côté de Miko, son regard à sombré dans une douce folie. La templière soupire une nouvelle fois, et reprend :

« C'est la dernière fois que je te le dis, la prochaine fois...je devrais mettre un terme à tes méfaits. »

Elle regrette instantanément ses paroles, la colère l'avait emporté un instant sur la raison et elle avait menacer Miko...elle ne voulait pas lui faire de mal...ne le pouvait pas. Mais c'était trop tard, les mots avait été lancés et la réaction ne tarda pas :

« Mes méfaits ? Vous dites toujours qu’on doit rendre ce monde meilleurs, et vous êtes où, vous les beaux parleurs quand ce genre de type abuse de jeune fille naïf, quand des guerres font des milliers de mort… VOUS ETIEZ OU POUR M’EMPECHER DE DEVENIR CE QUE JE SUIS ?! »

Elionara recule d'un pas, et place sa main sur le pommeau de son épée, Miko en face d'elle ressemble à une sorte de démon à cause de la nuit. Mais sa voix s'est calmée quand elle continue.

« Ce soir j’ai fait votre travail, en arrachant un des membres du monstre que je suis. Et si vous vous mettez en travers de ma route… je vous déglingue, sec et nette.
-Si tu t'entête à tuer des innocents, je te détruirais Miko...tu le sais bien. »

Elle voulu ajouter quelque chose, mais elle en eut pas le temps, Miko lui coupant la parole.

« On pourrais essayer de faire autre chose... »

Autre chose..ces deux mots Elionara les avait beaucoup employés par le passé. Elle voulait être autre chose, vivre autre chose, avoir subit autre chose. Mais cela ne l'empêchait pas d'être ce qu'elle était. Elle avait donc depuis longtemps renoncée à changer de voie. Sa réponse fût donc sans appel :

« Je ne sais rien faire d'autre...
-Moi non plus. »

La templière avait renoncé au combat, il y avait déjà eu trop de morts et de blessés ces derniers temps, elle ne voulait pas en ajouter plus...et puis...peut être que l'homme que Miko avait tuer désirait mourir...comme la dernière fois. Elle repris sont chemin, tournant le dos à la sœur de son amant, et poursuivit sa route, sans un regard en arrière, à nouveau perdue dans ses pensés.

Quand à moi j’attends. Je guette le moment où je pourrait me montré à la face du monde. Les gens me considère comme un monstre, mais il n'en est rien...du moins je ne crois pas. Mon nom ? Vous savez...c'est impolis de demander ça à une dame...mais je vais faire une exception pour vous. Après tout, vous avez prit le temps d'entendre mon histoire. Je suis une Shushu majeur. La Shushu de la phobie. Mon nom est Esilea Hagara et ceci était une partie du quotidien de ma porteuse, Elionara Sintera. Ravie d'avoir pu vous connaître, mortel.


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Opheliana
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Re: Concours n°3 : Quand la musique est bonne...

Message par Birth le Mer 3 Aoû - 14:51

Et me voilà enfin pour donner les résultats de ce concours, et dieu que le choix a été dur. Sept écrit a classer, plus grosse participation à ce jour et j'en suis très heureux. Vous avez tous fait du bon taf et chaque écrit est bon en lui même, a tel point qu'il a vraiment fallut que je me base sur les critères de ce concours pour me décider. Avant de commencer ce classement je tiens à dire d'avance qu'il est purement subjectif et ne reflète que mon avis de juré, peut-être y verrez vous une forme d'injustice, et je peux le comprendre, j’essaierais à chaque fois d'être le plus explicatif possible concernant mon choix, et sans faire attendre d'avantage...voici le verdict final !

7ème place : "On recommence" de Nael

Alors Nael, premier texte que je lis de toi...et je dois bien avouer que j'apprécie grandement ton style. C'est très bien écrit, c'est frais et c'est en un sens poétique. J'ai beaucoup aimé lire ton texte, mais un problème c'est posé...la chanson. C'est le seul texte ou je n'ai pu lire en écoutant la chanson que tu avais choisis, et une fois finis en écoutant la musique, bah j'ai pas réussi à ressentir de choses. Les chansons françaises peuvent être un piège dans ce genre d'exercice, et pour le coup c'est ce qui m'aura gêné. Le texte reste réellement super et j'espère de revoir dans d'autres concours pour pouvoir te lire à nouveau (T'es une challengeuse à surveiller Mwaha !)

6eme place : "The Phoenix" d'Harkane

Tu l'as dis toi même en réponse du post, tu as voulus tenter quelque chose. Le rythme marche bien, réellement. C'est bien écrit, c'est un travail de titan de tout avoir bien calé, mais ça manque d'infos, de contextualisation. L'un des points qui m'a aidé à faire ce classement c'est de réécouter vos musique et de voir si j'arrivais à m'imaginer les scènes que vous aviez dépeintes. The Phoenix est l'une de mes musiques préféré de FOB...et tu penses bien que beaucoup de textes ont été pensés avec cette musique en fond. Et car cette contextualisation me manquait, je n'arrivais pas à voir tes scènes et les miennes revenaient vite. C'est le problème de ce concours-ci, il est le plus subjectif et on en arrive à ce genre de cas. Le texte reste de très bonne facture dans tous les cas et je suis toujours aussi fan de ce que tu écris, j'espère te revoir bien vite sur un nouvel écrit pépère, t'as encore du rêve à me vendre !

5eme place : "Time in a Bottle" de Ihephe

Toujours de la subjectivité, mais ce texte a assez bien marché sur moi. Tu n'as pas eut à décrire le héro...je savais que c'était Ihephe. Je connais l'histoire de ton personnage, je sais ce que cette scène évoque et associé à la musique, ça a su me porter. c'était néanmoins très court et j'ai préféré privilégié des œuvres plus longues, néanmoins en écoutant la musique après avoir lu, j'ai vu ta scène. Le texte et la chanson dégagent une superbe ambiance dans ton texte et je suis heureux de l'avoir lu. Tu fais toujours de belles choses, mais tu écris peu et ça me maaaaaanque...

4eme place : "Snow White Butcher" de Mama

Compliqué ce texte Mama. Je l'ai aimé, et j'ai été porté par tout ce que tu écrivais. L'histoire est vraiment bien et je l'ai suivis sans problèmes. Mais la musique m'a bloquée, tu avais un texte très basé sur l'ambiance, et je pense qu'une musique plus calme et étrange aurait renforcé cette ambiance et aurait réussi à agréablement me déranger. Autre petit point gênant, les références trop visibles. J'adore voir les références, les chercher et même en placer dans mes histoires ! Mais dans ton texte, lors de la finalité, les répliques tirées de Kamelot bah je les connaissais. Et c'est dommage, se sont des répliques importantes, pleines de sens, et l'effet est désamorcé par des phrases que j'avais trouvée géniales...dans ces scènes de Kamelot. Dans tous les cas tu gardes un bon niveau et je ne veux pas que tu te dises une nouvelle fois que tu as gagné le concours précédent car tu étais seul. Ta nouvelle précédente avait un niveau qu'il aurait été extrêmement dur de dépasser, tu me surprends toujours et j'attends ardemment la suite !

3eme place : "Une vie de Monstre" d'Ophe

J'ai beaucoup aimé le texte, mais le début a été particulier. J'ai lancé la chanson, que je connais fort bien, en commençant à lire. Et il y a eut une forme de décalage. Tu as super bien écris et décris ton histoire, ses scènes et la psyché de ton personnage. Mais il m'aura fallut atteindre le point où le Shushu prend le dessus pour vraiment ressentir l'osmose entre musique et texte. Et là c'était boooooon. Ca collait parfaitement, les rythmes se répondaient et les paroles de la musique venaient renforcer celles du texte. Le texte est donc très très bon, l'un des meilleurs de ce concours, mais ce qui aura fait défaut c'est vraiment ce décalage que pouvait former le début et la fin du texte par rapport à la musique. Je sais qu'on peut me répondre que sur un écrit plus long c'est difficile, et pour avoir testé je le confirme, mais c'est le seul point qui a pu me gêner. Toujours hâte de voir tes écrit, et heureux d'avoir pu décaler la fin du concours pour lire ce texte !

2eme place : "Wolf in Sheep Clothing" d'Albynn

Au premier concours tu avais tentée quelque chose et ça n'avait pas marché, mais sur celui-là tu m'as bluffé. La musique et le texte vont tellement bien ensemble, et ton histoire m'a vraiment plu. J'ai aimé la narration via les dernières pensées du personnage, la scène que ça formait et comment cela dépeignait ton Bad Nini. Les personnages sont vraiment cool, le rythme est géré et tu te payes le luxe de placer des rimes. Non vraiment le tout rend super bien Boune, et j'ai rien à redire. Tu aurais pu largement être première si un texte n'avait pas créé la surprise en me collant au passage une petite giffle...

1ere place : "Massue" de Sophii

Que dire...c'est génial. C’est un écrit maitrisé, beau, bien écrit et portant sur un personnage de l'univers de Wakfu. Ca a été une surprise à lire, et j'ai adoré le rendu final. Et que dire de la musique, écoutée en même temps que la lecture...ça a créé cette ambiance incroyable, cette longue plainte de début se transformant en même temps que le texte en colère sourde et en promesse de vengeance. Tu n'étais pas bien confiante Sophii, et pourtant crois bien que tu rafles ce concours avec honneur et une nouvelle maitrisée de bout en bout. J'attendrais tes futures participations avec hate, et tu as un très bon style pour ce que j'ai pu lire. Continues comme ça, t'iras loin.




Merci à tous de votre participation, cette guilde contient des talents de l'écrit et j'ai hate de vous lire à nouveau. La musique était bonne, mais les textes l'étaient encore plus ~
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